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En Inde, un programme de l'UNICEF donne une deuxième chance aux jeunes filles promises au mariage

2010-05-10

 

5/11/2010
 

UNICEF Image
© UNICEF/NYHQ2009-2236/Khemka
Bablu, âgée de 15 ans, marche à l'extérieur de sa maison au Rajasthan en Inde. Il y a un an, son mariage a été arrangé par ses parents avec un homme de 45 ans analphabète et au chômage. Elle a reçu l'appui du « precheta », d’un éducateur communautaire et d'une collectivité locale de défense des femmes pour annuler le mariage.
Par Chris Niles

Bablu, âgée de 15 ans, vit avec sa famille dans un petit village rural du Rajasthan. Elle avait 13 ans quand sa communauté a décidé qu'elle devait se marier. « Je ne voulais pas me marier, affirme-t-elle. Je pensais que ma vie serait complètement détruite. »

Le mariage d'enfants est illégal en Inde, mais dans les régions pauvres, comme l'État du Rajasthan, au nord-ouest du pays, la pression sociale et économique est telle qu'elle empêche l'application de la loi. Ainsi, à l’âge de 18 ans, plus de la moitié des filles sont mariées, ce qui entraîne souvent chez elles et leurs enfants
des troubles de santé et des problèmes sociaux, et ce, pendant toute leur vie.

Une fille sans moyen de se prendre en charge

« Le mariage précoce va à l'encontre des droits de l'enfant », indique madame Sulagna Roy, spécialiste de la protection de l'enfance à l'UNICEF. « Il comporte des conséquences sur la santé des enfants et des mères, perpétue le cycle de pauvreté et laisse les filles sans moyen de se prendre en charge. »

Le père de Bablu, monsieur Buma Ram, affirme que la pression de la communauté avait obligé la famille à accepter le mariage précoce. Cependant, de nouvelles structures de soutien pour les adolescentes sont mises en place au Rajasthan. La tante de Bablu, Durga, une travailleuse de la santé du village, participe à un programme appuyé par l'UNICEF destiné à donner plus de pouvoir aux familles qui décident de ne pas marier leurs filles quand elles sont jeunes.

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© UNICEF/NYHQ2009-2242/Khemka
Dans la ville de Jodhpur, un éducateur communautaire explique à un groupe de femmes et de filles les conséquences néfastes du mariage d'enfants.

Ces discussions ont permis à monsieur Buma Ram de prendre conscience qu'il était dans l’intérêt supérieur de sa famille de laisser Bablu poursuivre ses études. « Je sors de la maison, j’assiste aux réunions de Durga, raconte-t-il. Je me rends maintenant compte que personne ne devrait se marier si jeune. »

Mettre un terme à des pratiques néfastes

En Inde, l'UNICEF collabore à tous les niveaux avec le gouvernement afin d'aider les familles qui décident de ne pas marier leurs jeunes filles. Des travailleuses et travailleurs de la santé de la région comme Durga sont au cœur de ce programme.

Lors de réunions publiques, les habitants et habitantes des villages sont encouragés à parler de problèmes comme la violence familiale et l'éducation des filles ainsi qu'à concevoir des moyens sur lesquels ils puissent s'entendre pour mettre fin à des pratiques sociales néfastes. Le programme incite les communautés locales à prendre conscience des bienfaits pour tous que procurent l’éducation des filles et le report de leur mariage.

Les réunions visent également à trouver des options d'ordre économique pour les filles qui choisissent de ne pas se marier.

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© UNICEF/NYHQ2009-2248/Khemka
Des femmes et des adolescentes tendent leur main droite et promettent d’abolir le mariage des enfants au Radjasthan, en Inde. Le rassemblement des membres de la communauté pour exprimer leur intention d'en finir avec le mariage d'enfants facilite l'abandon de cette pratique pour les familles.

« La meilleure façon de maîtriser ce fléau social consiste à donner aux filles les moyens de se prendre en charge », soutient le gouverneur du district de Jodhpur, monsieur Naveen Mahajan, un représentant du gouvernement indien au Rajasthan. « Quand nous parlons d’autonomisation, ce n'est pas simplement de permettre aux filles d’aller à l’école, mais de trouver un moyen de les rendre économiquement autonomes et indépendantes. »

Sauver les autres filles du mariage précoce

Bablu est reconnaissante envers son père d’avoir changé d'avis. Elle dit qu'elle se serait donné la mort si elle avait été obligée de se marier. Maintenant décidée à rester à l'école, elle veut aider les autres afin de les sauver du destin auquel elle a échappé.

Son histoire est déjà à l'origine de vastes changements. Après avoir entendu parler de Bablu, cinq filles de villages voisins ont annulé leur propre mariage.

Bablu demeure déterminée à défendre toutes les filles qui refusent de se marier. « Je ne laisserai aucune jeune fille se marier, affirme-t-elle. J'entreprendrai une poursuite en justice. Je veux devenir quelqu'un. »

 

Renseignements:

Stefanie Carmichael, Spécialiste des communications, (416) 482-6552 poste 8866, scarmichael@unicef.ca