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Il est temps de mesurer le succès au nombre de vies sauvées et non au nombre de votes gagnés, déclarent les leaders en développement.

2010-04-27

Montréal - 28 avril 2010

Chaque année, neuf millions de femmes dans le monde entier voient leurs enfants mourir de maladies douloureuses évitables qu’il serait souvent possible de soigner à très peu de frais. Des centaines de milliers d’autres femmes meurent en accouchant parce qu’elles n’ont pas accès à des soins de santé fiables près de leur domicile.

Pour des groupes comme les nôtres, qui s’emploient à améliorer la vie de ces millions de femmes et d’enfants, le prochain sommet du G8 qui se tiendra au Canada représente une occasion historique de définir une ligne de conduite visant à mettre un terme à cette situation désespérante.

Et pourtant, au lieu d’appuyer une initiative dont pourraient bénéficier des millions de femmes et d’enfants, nous laissons des perspectives porteuses d’espoir et de changements disparaître dans un débat politique sur l’avortement, qui freine le progrès.

De récents sondages ont révélé que l’avortement était une question délicate au sein de la population canadienne. Débattre de l’avortement dans le contexte de cette initiative ne résoudra pas le problème à l’échelle nationale. Au contraire, ce débat risque de bloquer ou de suspendre la mise en œuvre d’une initiative susceptible de protéger des millions de mères et d’enfants contre quelques-unes des plus importantes causes de décès.

En investissant à l’échelle de la communauté, où les femmes et les enfants sont le plus à même d’avoir accès à des soins de santé, l’initiative du G8 permettrait de prévenir des décès et d’améliorer la santé de millions d’enfants et de femmes. Donner accès aux familles à des mesures de santé éprouvées peu coûteuses contribuerait à améliorer la santé des femmes pendant leur grossesse, à prévenir les maladies ainsi que les décès causés notamment par le paludisme, la diarrhée et la pneumonie. En outre, l’éducation et l’accès à des méthodes de planification familiale, notamment la contraception, permettraient de réduire le nombre de grossesses non désirées.

Une chose demeure certaine. Si l’absence de consensus sur une seule question oblige le G8 à reporter la décision à propos de cette initiative en faveur de la santé maternelle et infantile, encore 8,8 millions d’enfants et 300 000 mères, et même plus, mourront en attendant que la décision soit prise. Nous ne pouvons accepter de perdre toutes ces vies pendant que nous prenons le temps de débattre de l’avortement ici au Canada.

Il est temps de nous concentrer sur les promesses et les perspectives qu’offre cette initiative du G8 sur le plan de la santé maternelle, néonatale et infantile et de mettre un terme à la souffrance de millions de familles dans le monde entier; il est temps de prendre de nouveaux engagements financiers substantiels pour répondre à ce besoin; il est temps d’évaluer le succès au nombre de vies sauvées et non au nombre de votes gagnés.

Renseignements:

Karine Morin, Spécialiste des communications, (514) 288-5134 poste 8425, kmorin@unicef.ca