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L’UNICEF intervient afin d’aider les personnes dont la vie est bouleversée par la crise alimentaire qui sévit dans la Corne de l’Afrique et qui laissent deux millions d’enfants dénutris

2011-07-17

Accompagnée d’une jeune fille, Hawa Issak, 21 ans, porte son bébé, Ibrahim, à qui elle a donné naissance dans le camp de réfugiés d’Ifo, à Dadaab, près de la frontière entre la Somalie et le Kenya.Par Michael Klaus

DADAAB, Kenya, le 11 juillet 2011 – C’était une décision difficile à prendre, mais Hawa Issak a finalement choisi de quitter la maison familiale. La sécheresse a détruit le moyen de subsistance de sa famille et son mari l’a quittée pendant qu’elle était enceinte. Il n’y a aucun avenir pour elle dans la région de Gedo, en Somalie; elle s’est donc jointe à six autres familles pour se rendre au Kenya et espère y trouver de l’aide.

Ensemble, ils ont parcouru 420 kilomètres en 28 jours dans la poussière et la chaleur caniculaire. Ils sont enfin arrivés à Dadaab, un petit village de l’est du Kenya qui est devenu le plus vaste camp de réfugiés du monde entier.

Des vents violents balaient les champs de Dadaab. Les enfants ont le visage couvert de poussière et tout le monde a du mal à respirer et à parler. Des carcasses d’animaux gisent entre les buissons desséchés. Rien ni personne ne peut facilement survivre dans de telles conditions.

Des conditions difficiles Le directeur régional de l’UNICEF pour l’Afrique orientale et l’Afrique australe, monsieur Elhadj As Sy, visite un espace ami des enfants au camp de réfugiés d’Ifo, à Dadaab, au Kenya.Les trois camps de Dadaab – Ifo, Hagadera et Dagahaley – ont été établis il y a des années afin d’accueillir le flot constant de réfugiés qui fuyaient le conflit en Somalie, lequel dure depuis plus de 20 ans. Initialement prévu pour un maximum de 90 000 réfugiés, Dadaab est devenu le troisième plus grand centre de population au Kenya, après Nairobi, la capitale, et la ville portuaire de Mombasa.

Presque tous les réfugiés se trouvant dans les camps vivent dans des tentes improvisées, parmi une population qui frise les 400 000 personnes. Plus de 60 000 nouveaux réfugiés sont arrivés entre les mois de janvier et de juin. Une autre forte augmentation a été constatée depuis la fin du mois dernier.

« Lorsque nous regardons autour de nous, nous voyons surtout des femmes et des enfants, explique le directeur régional de l’UNICEF pour l’Afrique orientale et l’Afrique australe, monsieur Elhadj As Sy, après avoir visité Dadaab. Ce sont à nouveau ceux et celles qui sont le plus durement touchés par le triple choc : la sécheresse, qui est attribuable aux changements climatiques, l’augmentation du prix des aliments et le conflit armé qui sévit en Somalie. »

« Ces personnes ont surmonté d’énormes difficultés pour arriver ici. Elles sont en très mauvais état. C’est un exercice d’humilité d’être ici. La situation porte à réfléchir. », ajoute monsieur As Sy.

Une grave crise alimentaire
  

Les réfugiés de Dadaab ne sont toutefois qu’un symptôme d’un problème bien plus vaste. En raison du manque de précipitations pendant deux saisons des pluies consécutives, de l’augmentation du prix des aliments atteignant jusqu’à 200 pour cent pour certains aliments de base, et de l’escalade de la violence en Somalie, la Corne de l’Afrique connaît actuellement l’une des pires crises alimentaires à l’échelle mondiale.


Par conséquent, plus de dix millions de personnes ont besoin d’une aide humanitaire dans la région. Parmi elles, plus de deux millions d’enfants âgés de moins de cinq ans souffrent de malnutrition; 480 000 sont gravement dénutris et doivent être traités de toute urgence.

L’UNICEF procure des aliments thérapeutiques prêts à consommer aux enfants les plus vulnérables. Les cas les plus graves reçoivent du lait thérapeutique afin de stabiliser leur état de santé. Après trois ou quatre jours, le lait peut généralement être remplacé par du Plumpy’nutMD, une pâte à base d’arachides à haute teneur énergétique qui leur permet de se rétablir en quelques semaines.

Certains enfants dénutris arrivent malheureusement trop tard à l’hôpital. La semaine dernière, six jeunes enfants sont décédés au centre d’alimentation thérapeutique établi dans le camp d’Ifo, que monsieur As Sy de l’UNICEF a d’ailleurs visité dimanche dernier.

Des sources d’inspiration

« Ce qui m’a le plus impressionné, c’est que, malgré tout ce qui leur arrive, les mères les plus vulnérables du monde aiment leurs enfants de tout leur cœur et veulent ce qu’il y a de mieux pour eux, explique monsieur As Sy. Elles veulent qu’ils soient bien nourris, qu’ils soient instruits et qu’ils aient un avenir prometteur. Leurs témoignages, leur visage souriant et leur espoir en l’avenir sont une véritable source d’inspiration pour nous tous. »

Au milieu de la poussière et de la misère, l’une de ces histoires inspirantes est celle de Hawa Issak, cette femme enceinte qui a quitté la région de Gedo, en Somalie. Âgée de 21 ans, madame Issak a donné naissance à son troisième enfant, un garçon, peu après son arrivée à Dadaab.

« Je l’ai appelé Ibrahim, annonce-t-elle fièrement. Je suis soulagée que, pour l’instant, nous soyons en sécurité. »

Aidez l’UNICEF à fournir aux enfants dont la vie est bouleversée par cette crise une aide essentielle à leur survie.

Renseignements:

Karine Morin, Spécialiste des communications, (514) 288-5134 poste 8425, kmorin@unicef.ca