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La Convention relative aux droits de l’enfant des Nations Unies

2009-11-14

La Convention relative aux droits de l’enfant des Nations Unies a été adoptée par la communauté internationale il y a 20 ans, en 1989, et ratifiée par le Canada en 1991.

Ratifiée par presque tous les pays du monde, la Convention témoigne d’une reconnaissance sans précédent des devoirs des gouvernements à l’égard de leurs citoyens et citoyennes les plus vulnérables. Même dans les pays les plus pauvres touchés par des conflits et des catastrophes naturelles, on enregistre des progrès considérables. Le nombre de décès chez les enfants de moins de cinq ans a chuté de façon spectaculaire, tout comme le nombre d’enfants non scolarisés.

Le Canada a réalisé des progrès dans de nombreux domaines. Le taux d’allaitement augmente; les politiques et pratiques scolaires visant une amélioration de la nutrition se multiplient; le gouvernement s’est récemment engagé à améliorer les services de santé mentale offerts aux enfants et aux adultes et la plupart des provinces se sont dotées d’un défenseur des droits de l’enfant indépendant.

Néanmoins, comparativement aux autres pays riches, le Canada accuse un retard. Le pourcentage de jeunes aux prises avec le système judiciaire et le système de protection de l’enfance demeure élevé; le taux d’obésité et de maladie mentale augmente; le nombre de places garanties dans des garderies de qualité diminue; la protection des enfants par la loi demeure insuffisante et on constate des disparités entre les enfants autochtones et les autres enfants d’ici. 

Le Canada pourrait commencer à remédier à cette situation en prenant les quatre mesures suivantes :

1. Adopter une loi habilitante stipulant que toutes les lois canadiennes doivent être conformes aux normes inscrites dans la Convention relative aux droits de l’enfant.
2. Nommer un commissaire national à l’enfance pour assurer une place plus importante aux enfants dans les politiques nationales, suivre de près les progrès accomplis, enquêter sur les plaintes et établir des rapports annuels sur la situation des enfants à l’intention de la population canadienne.
3. Rendre compte régulièrement de la situation des enfants afin d’informer la population du Canada des progrès accomplis, évaluer les répercussions engendrées par les politiques, les programmes et les budgets en ce qui concerne la situation des enfants et déceler rapidement les symptômes de problèmes émergents.
4. Établir un budget pour les enfants afin de déterminer les investissements réalisés spécifiquement pour les enfants aux paliers fédéral, provincial et territorial, et assurer la visibilité des enfants dans les comptes publics.

Le Canada a fait beaucoup pour les enfants dans de nombreux domaines, mais il est temps de faire plus et de faire en sorte que tous les paliers de gouvernement unissent leurs efforts pour promouvoir les droits et le bien-être de l’enfant, et veiller de façon durable au respect des droits de l’enfant.

Je vous invite à profiter de l’occasion pour vous joindre à d’autres Canadiennes et Canadiens et manifester votre soutien au projet de loi C-418 pour la nomination d’un commissaire national à l’enfance.

Le président et chef de la direction d’UNICEF Canada,

Nigel Fisher

Renseignements:

Stefanie Carmichael, Spécialiste des communications, (416) 482-6552 poste 8866, scarmichael@unicef.ca