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Le Canada peut faire mieux pour protéger ses enfants de la pauvreté, selon l’UNICEF

2012-05-29

Montréal, le 29 mai 2012 – Un nouveau rapport publié aujourd’hui par l’UNICEF qui compare la pauvreté des enfants dans 35 pays riches indique que le Canada pourrait faire mieux pour protéger ses enfants de la pauvreté.

« Au Canada, la pauvreté a le visage d’un enfant, explique David Morley, le président et chef de la direction d’UNICEF Canada. Cette situation est inacceptable. Il est grand temps pour le Canada de faire des enfants une priorité lors de la planification des budgets et de l’utilisation des ressources nationales, et ce, même en périodes économiques difficiles. »

Le Bilan Innocenti 10 du Centre de recherche Innocenti de l’UNICEF, intitulé Mesurer la pauvreté des enfants, révèle que le taux de pauvreté des enfants au Canada est supérieur au taux de pauvreté de l’ensemble de la population. Lorsque l’on compare l’écart entre le taux de pauvreté des enfants et le taux de pauvreté de l’ensemble de la population, le Canada se classe au 18e rang sur les 35 pays étudiés. Parmi les 35 pays étudiés, dix, dont les pays scandinaves, le Japon et l’Australie, affichent un taux de pauvreté des enfants inférieur au taux de pauvreté de l’ensemble de leur population respective. La Roumanie est au bas de la liste avec un taux de pauvreté des enfants de 26 %, soit un taux trois fois supérieur au taux de pauvreté de l’ensemble de sa population.

Lorsque l’on examine le pourcentage d’enfants vivant dans la pauvreté, encore une fois, le Canada se situe dans le tiers inférieur de la liste des pays étudiés, avec un taux de pauvreté des enfants de 14% : il occupe le 24e rang sur les 35 pays. L’Islande vient en tête du classement avec un peu moins de cinq pour cent, soit le plus bas taux de pauvreté des enfants; la Roumanie affiche quant à elle le taux le plus élevé.

Selon ce qu’indique le Bilan publié aujourd’hui, près de 30 millions d’enfants dans les 35 pays riches étudiés grandissent dans la pauvreté. Le rapport souligne que la pauvreté des enfants est évitable dans ces pays, mais qu’elle est grandement aggravée par es politiques gouvernementales. Des pays au développement économique et au revenu par habitant similaires affichent des taux différents de pauvreté des enfants. Au Canada, par exemple, les taxes et les transferts permettent de mieux réduire le taux de pauvreté des enfants qu’aux États-Unis, mais avec moins de succès que dans les pays scandinaves, en Irlande ou en Australie. Les pays affichent généralement un taux de pauvreté des enfants conséquent avec leurs investissements en faveur des enfants.

« Des millions d’enfants sont démunis dans des pays qui disposent des ressources nécessaires pour les protéger, y compris les enfants ici, au Canada », ajoute monsieur Morley.

Comment le Canada peut-il faire mieux

Il existe de nombreuses manières pour le Canada d’accorder une plus grande priorité à l’intérêt supérieur de l’enfant, notamment en augmentant les prestations pour enfants et les crédits d’impôt, compte tenu des faibles dépenses du pays pour les enfants comparativement à des pays similaires.

Le Canada devrait également établir une stratégie nationale de réduction de la pauvreté, en mettant notamment l’accent sur les enfants. Depuis 2002, douze provinces et territoires ont adopté des stratégies ou se sont engagés à élaborer des plans provinciaux de réduction de la pauvreté. Le Québec est l’une des premières provinces à s’être fixé des objectifs, et les résultats se sont avérés positifs pour les enfants.

Le Canada n’ayant en outre aucune définition officielle de la pauvreté, il est difficile de saisir la gravité de la situation, de surveiller le bien-être de l’enfant, et de déterminer les bons investissements à faire.

Le rapport publié aujourd’hui démontre également comment deux mesures de la pauvreté, l’une se basant sur le revenu et l’autre sur un nouvel indice de privation de l’enfant comportant une liste des 14 choses essentielles au bien-être de l’enfant, peuvent nous renseigner davantage afin de mieux orienter les décisions politiques.

Pour consulter le Bilan Innocenti 10 de l’UNICEF et les graphiques comparant les taux de pauvreté des enfants au Canada et dans d’autres pays riches du monde, visitez le unicef.ca/bi10. Participez aux échanges en suivant le compte Twitter d’UNICEF Québec (@UNICEFQuebec) et utilisez le #ReportCard10.

La série de Bilans de l’UNICEF

Conformément à la mission de l’organisme en matière de promotion et de défense des droits de l’enfant dans chaque pays, la série de Bilans porte sur le bien-être des enfants dans les pays riches. Chaque Bilan comporte un tableau de classement des pays de l’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE) en fonction de leur rendement par rapport au sujet à l’étude. Ces Bilans sont conçus pour intéresser un vaste public, tout en maintenant une rigueur scientifique.

Depuis la publication du Bilan Innocenti 10, l’UNICEF a corrigé une erreur dans les statistiques révélant  que le taux de pauvreté des enfants au Canada était supérieur de 0,7 pour cent à celui indiqué à l’origine. Cette correction porte donc le taux de pauvreté des enfants de 13,3 pour cent à
14 pour cent. L’UNICEF est désolé de cette erreur.
La correction apportée ne modifie pas le rang occupé par le Canada dans le classement de la pauvreté relative des enfants comparativement aux autres pays de l’OCDE. Si vous avez besoin d’éclaircissements à ce sujet, veuillez communiquer avec l’UNICEF à advocacy-inquiries@unicef.ca.

Depuis la publication du Bilan Innocenti 10, l’UNICEF a corrigé une erreur dans les statistiques révélant  que le taux de pauvreté des enfants au Canada était supérieur de 0,7 pour cent à celui indiqué à l’origine. Cette correction porte donc le taux de pauvreté des enfants de 13,3 pour cent à14 pour cent. L’UNICEF est désolé de cette erreur.
La correction apportée ne modifie pas le rang occupé par le Canada dans le classement de la pauvreté relative des enfants comparativement aux autres pays de l’OCDE. Si vous avez besoin d’éclaircissements à ce sujet, veuillez communiquer avec l’UNICEF à advocacy-inquiries@unicef.ca.


À propos de l’UNICEF

L’UNICEF est le chef de file mondial des organismes humanitaires et des agences de développement axés sur l’aide à l’enfance. Grâce à des programmes novateurs, ainsi qu’à la promotion et à la défense des droits de l’enfant, nous protégeons ces droits et sauvons la vie d’enfants dans pratiquement chaque pays du monde. Notre portée mondiale, notre influence sans égale sur les décideurs et nos divers partenariats nous permettent de contribuer largement à façonner un monde digne des enfants, où aucun d’entre eux ne mourrait de causes évitables. Entièrement tributaire de contributions volontaires, l’UNICEF vient en aide aux enfants sans égard à leur origine ethnique, leur religion ou leur opinion politique. Pour obtenir davantage de renseignements sur l’UNICEF, visitez le www.unicef.ca.

Renseignements:

Stefanie Carmichael, Spécialiste des communications, (416) 482-6552 poste 8866, scarmichael@unicef.ca