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Le conflit et la crise dans le nord du Mali perturbent l’éducation de plus de 700 000 enfants

2013-02-22

BAMAKO, Mali, le 22 février 2013 – Selon l’UNICEF et les autorités éducatives maliennes, la crise au Mali a affecté l’éducation d’environ 700 000 enfants, tant au nord qu’au sud du pays. À l’heure actuelle, 200 000 enfants sont toujours privés d’accès à l’éducation.

Depuis janvier 2012, au moins 115 écoles dans le nord du pays ont été fermées, détruites et pillées. Certaines indiquent même la présence munitions non explosées. Dans les régions du nord, de trop nombreux enseignants et enseignantes ne sont pas encore retournés au travail et, dans le sud, les écoles sont déjà surpeuplées en raison de l’afflux d’enfants déplacés venant du nord. 
 
« Au Mali, le conflit armé a compromis la scolarisation de centaines de milliers d’enfants, bafouant ainsi leur droit à l’éducation. Pour donner un nouvel espoir à ces personnes dont la vie est bouleversée par la crise, des centaines d’écoles devront être construites ou restaurées, équipées et dotées de cantines scolaires », affirme Bocar Moussa Diarra, le ministre de l’Éducation, de l’Alphabétisation, de la Promotion des langues nationales et de l’Instruction civique du Mali.
 
« Des milliers d’enseignants et d’enseignantes devront être formés et bénéficier de matériel pédagogique et de manuels scolaires appropriés, y compris ceux relatifs à la culture de la paix et à la tolérance. Une forte mobilisation nationale et internationale devrait nous permettre de relever ce défi », a-t-il ajouté. 
 
Dans le nord du Mali, seulement une école sur trois est actuellement fonctionnelle. À Kidal, toutes les écoles sont fermées, tandis que dans la région de Tombouctou, environ cinq pour cent ont rouvert leurs portes. À Gao, seulement 28 pour cent des enseignants et enseignantes ont recommencé à enseigner. 
 
« J’ai entendu des coups de feu quand j’étais à l’école», déclare Amadou, un enfant déplacé âgé de12 ans et originaire de Douentza, qui a repris ses cours,
 
« La directrice nous a dit de retourner chez nous. J’entendais encore des coups de feu chez moi. Pendant environ deux semaines, je ne suis pas allé à l’école. J’ai oublié beaucoup de choses parce que j’ai subi un choc. Les coups de feu que j’ai entendus à Douentza m’ont vraiment fait peur, mais j’ai réussi à oublier et je recommence à vivre comme avant ». 
 
Depuis décembre 2012, l'UNICEF a formé 1 190 enseignantes et enseignants maliens relativement au soutien psychosocial et à la sensibilisation au risque qui découle des mines. Sans oublier que plus de 16 000 enfants de partout au pays, dont la vie est bouleversée par le conflit, ont reçu du matériel didactique. 
« Quand un enseignant ou une enseignante craint d’aller donner ses cours et quand un élève a peur d’aller à l’école, c’est toute l’éducation qui est en danger », explique Françoise Ackermans, une représentante de l’UNICEF au Mali. 
 
Grâce au soutien technique et financier de l’UNICEF, l’ensemble des responsables de l’éducation et les partenaires se sont récemment mis d’accord pour que la rentrée scolaire ait lieu rapidement. Tout doit être mis en œuvre pour rouvrir le plus tôt possible les écoles dans les régions du nord. « Il faut sauver l’année scolaire de nos enfants, spécialement celle de nos filles », précise le président du Comité de crise de Tombouctou. 
 
L’appel de fonds lancé en novembre 2012 par tous les partenaires humanitaires fait état de besoins nécessitant 18,8 millions de dollars US pour l’éducation. Cet appel de fonds doit recevoir une réponse immédiate. À ce jour, aucuns fonds n’ont été recueillis. 
 
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À propos de l'UNICEF 
L’UNICEF a sauvé la vie d’un plus grand nombre d’enfants que tout autre organisme humanitaire. Nous travaillons sans relâche afin de venir en aide aux enfants et à leur famille, et faisons tout ce qui est nécessaire pour assurer la survie de chaque enfant. Nous fournissons des soins de santé et des vaccins, apportons des secours d’urgence, donnons accès à de l’eau potable et à de la nourriture, et offrons ainsi une sécurité alimentaire, de même qu’un accès à l’éducation, et bien plus encore. 
 
Entièrement tributaire de contributions volontaires, l’UNICEF vient en aide aux enfants sans égard à leur origine ethnique, leur religion ou leur opinion politique. En tant que membre des Nations Unies, l’UNICEF est présent dans plus de 190 pays, soit plus de pays que n’importe quel autre organisme. Notre persévérance et notre portée sont sans égales. Nous sommes déterminés à assurer la survie de chaque enfant, où qu’il soit!  
Renseignements:

Karine Morin, Spécialiste des communications, (514) 288-5134 poste 8425, kmorin@unicef.ca