Skip to main content
UNICEF Canada Close

Aidez-nous à sauver des vies en vous inscrivant

L’abonnement à notre infolettre signifie bien plus qu’une simple inscription à une autre liste d’envois de courriels. En vous y abonnant, vous contribuez à la lutte pour la survie de l’enfant. Vous ferez partie d’un effort mondial visant à protéger les enfants, en toutes circonstances.

Close

Recherche

J’aimerais faire un don :

Le recrutement et l’utilisation d’enfants dans les forces gouvernementales lors de conflits doivent cesser

2014-03-11

La représentante spéciale de l'ONU pour le sort des enfants en temps de conflit armé et l'UNICEF dévoilent la campagne intitulée Enfants, pas soldats.

NEW YORK, le 6 mars 2014 – La Représentante spéciale du Secrétaire général pour le sort des enfants en temps de conflit armé, madame Leila Zerrougui, et le directeur général de l'UNICEF, monsieur Anthony Lake, ont dévoilé aujourd'hui une nouvelle campagne visant à mettre fin d’ici 2016 au recrutement et à l’utilisation d'enfants dans les forces gouvernementales lors de conflits.

« Il existe un consensus entre les États sur le fait qu’aucun enfant ne doit être recruté ou utilisé par les forces gouvernementales lors d’un conflit. Le moment est venu pour la communauté internationale de s’unir et de faire cesser, une fois pour toutes, le recrutement et l'utilisation d'enfants par les forces de sécurité lors de conflits », a déclaré la représentante spéciale madame Zerrougui, alors qu’elle lançait la campagne intitulée Enfants, pas soldats, à New York.

Partout dans le monde, des milliers de garçons et de filles sont recrutés dans des forces gouvernementales et des groupes armés d'opposition en tant que combattants, cuisiniers, porteurs, messagers ou d'autres rôles. Les filles, et parfois les garçons, sont également recrutés à des fins sexuelles.

« Le recrutement et l'utilisation d'enfants par les forces armées doivent cesser. Grâce à la campagne intitulée Enfants, pas soldats, cet enjeux peut obtenir la priorité et l’attention qu’il mérite. Quand nous aidons un ancien enfant soldat à surmonter une expérience aussi terrible et à se préparer à un nouvel avenir, nous faisons bien plus que de réparer une vie brisée. Nous commençons à panser les blessures d’une nation déchirée par les conflits », a déclaré le directeur général de l'UNICEF, Anthony Lake.

La liste des parties qui recrutent et utilisent des enfants, et qui prennent part à des conflits, figure dans les annexes du rapport annuel du Secrétaire général sur les enfants et les conflits armés. Il y a dix ans, le Conseil de sécurité a demandé à toutes ces parties de travailler avec les Nations Unies et de préparer des plans d’action comprenant des échéances afin de faire cesser, et de prévenir, le recrutement et l’utilisation d’enfants. Grâce à ce mécanisme, le Conseil a permis aux gouvernements d’affirmer leur engagement à ce que les enfants ne fassent pas partie de leurs forces de sécurité, et leur a permis de recevoir le soutien nécessaire pour que cet engagement devienne une réalité.

Actuellement, huit forces de sécurité gouvernementales figurent sur la liste des forces qui recrutent et utilisent des enfants. Au cours des trois dernières années, six de ces pays ont signé des plans d'action avec les Nations Unies : l’Afghanistan et le Tchad en 2011, suivis par le Soudan du Sud, le Myanmar, la Somalie et la République démocratique du Congo l’année suivante. Le Yémen et le Soudan ont exprimé leur engagement à créer des forces de sécurité ne recrutant pas d’enfants, et le dialogue avec les Nations Unies se poursuit.

Au cours des deux prochaines années, le bureau de la représentante spéciale, l'UNICEF, les Nations Unies et les ONG partenaires vont intensifier leur appui aux efforts déployés par ces huit gouvernements, afin que les enfants retournent à la vie civile et que les plans d'action contre le recrutement soient intégralement mis en œuvre.

Cet appui comprendra l'expertise technique, l'identification des lacunes et des obstacles à la mise en œuvre des plans d'action, ainsi que la mobilisation de ressources supplémentaires pour soutenir les programmes sur le terrain.

Alors que la campagne se concentre sur les forces gouvernementales figurant sur la liste du rapport du Secrétaire général, les Nations Unies continueront à lutter contre les graves violations commises par des groupes armés.

La campagne Enfants, pas soldats sera lancée aujourd'hui aux Nations Unies lors d'un événement organisé par S.E.M. Jean Asselborn, ministre des Affaires étrangères et européennes du Luxembourg. En janvier 2013, le Luxembourg a assumé la présidence du Groupe de travail du Conseil de sécurité sur le sort des enfants en temps de conflit armé, pour un mandat de deux ans.

« Lorsqu’on les force à prendre part aux hostilités, lorsqu’on les oblige à devenir des instruments de guerre, les droits les plus fondamentaux des enfants sont violés : leurs droits à la vie, à la santé et à l'éducation, ainsi que leur droit à la protection contre la violence physique ou mentale », a déclaré monsieur Asselborn.

« Notre objectif commun est de faire en sorte que ces pays parviennent à traduire leurs engagements en actions concrètes. Nous devons maintenant galvaniser le soutien de la communauté internationale, des organisations régionales et de l'ensemble du système des Nations Unies pour nous assurer que nous disposerons des ressources et de l'expertise nécessaires pour atteindre notre objectif, » a affirmé la représentante spéciale madame Zerrougui.

-30-

Note aux rédacteurs et rédactrices en chef
Un plan d'action est un engagement signé qui permet aux Nations Unies de soutenir une partie prenant part à un conflit, et figurant dans les annexes du rapport annuel du Secrétaire général sur les enfants et les conflits armés, en présentant des mesures concrètes et assorties d’échéances que cette partie doit prendre pour mettre fin au recrutement et à l'utilisation d'enfants. Les plans d’action visent aussi à mettre fin à d'autres violations graves, et à prévenir de tels actes.

Les mesures demandées dans les plans d'action comprennent généralement, mais ne sont pas limités à, l'émission d'ordres militaires interdisant le recrutement et l'utilisation d'enfants, la criminalisation du recrutement et de l'utilisation d'enfants, la libération de tous les enfants se trouvant dans les rangs des forces de sécurité et la mise en place de programmes de soutien à leur réinsertion sociale. Ces plans incluent aussi des mécanismes de vérification de l'âge dans les procédures de recrutement et le renforcement des systèmes d'enregistrement des naissances.

À PROPOS DE L’UNICEF

L’UNICEF a sauvé la vie d’un plus grand nombre d’enfants que tout autre organisme humanitaire. Nous travaillons sans relâche afin de venir en aide aux enfants et à leur famille, et faisons tout ce qui est nécessaire pour assurer la survie de chaque enfant. Nous fournissons des soins de santé et des vaccins, apportons des secours d’urgence, donnons accès à de l’eau potable et à de la nourriture, et offrons ainsi une sécurité alimentaire, de même qu’un accès à l’éducation, et bien plus encore.

Entièrement tributaire de contributions volontaires, l’UNICEF vient en aide aux enfants sans égard à leur origine ethnique, leur religion ou leur opinion politique. En tant que membre des Nations Unies, l’UNICEF est présent dans plus de 190 pays, soit plus de pays que n’importe quel autre organisme. Notre persévérance et notre portée sont sans égales. Nous sommes déterminés à assurer la survie de chaque enfant, où qu’il soit.

Renseignements:

Stefanie Carmichael, Spécialiste des communications, (416) 482-6552 poste 8866, scarmichael@unicef.ca