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Les opérations de secours se poursuivent en Haïti

2010-01-23

NEW YORK, États-Unis, le 24 janvier 2010 - L'aide parvient aux enfants dans les zones d'Haïti dévastées par le tremblement de terre du 12 janvier, mais d'énormes défis humanitaires subsistent. Une grande part des pires conséquences de la catastrophe, dont les répercussions désastreuses sur les enfants et la sécurité, sont aggravés par l'appauvrissement et l'instabilité qui existaient depuis longtemps dans le pays.

Le séisme qui a tué tant de gens constitue, en réalité, une double catastrophe : les grandes difficultés auxquelles devait déjà faire face Haïti en matière de développement se sont maintenant aggravées de façon significative.

 VIDÉO : regarder maintenant (en anglais seulement)

Même avant le séisme, « le système de santé était relativement fragile et la couverture vaccinale n'était pas optimale, » a expliqué madame Renée Van de Weerdt, chef de la santé de la mère, du nouveau-né et de l'enfant à l'UNICEF. « Les taux de malnutrition étaient également relativement élevés, ajoute-t-elle. Nous savons que la population demeure très vulnérable. »

De même, dans le secteur crucial de l'eau et de l'assainissement, les conditions antérieures en Haïti étaient catastrophiques.

« C'est l'un des quelques pays du monde où la couverture en assainissement a en fait décliné ces dernières années », a indiqué madame Clarissa Brocklehurst, chef de l'eau, de l'assainissement et de l'hygiène à l'UNICEF. « Le nombre de personnes qui avaient accès à ce qui serait considéré comme un assainissement adéquat était de seulement 19 pour cent. Par conséquent, nous commençons déjà sur de mauvaises bases. »

Reconstruire en mieux

Le chef de l'unité pour les droits et l'égalité des sexes de l'UNICEF, monsieur Dan Seymour, affirme que les conséquences d'un tremblement de terre de cette importance, bien que graves, auraient sans doute été beaucoup moins éprouvantes dans un pays plus développé.

 

Image de l'UNICEF
© UNICEF/NYHQ2010-0071
Une femme est allongée avec son bébé dans une tente improvisée sur un terrain de football près de l'aéroport de Port-au-Prince. La tente fait partie des quelque 300 camps improvisés pour les personnes déplacées à cause du tremblement de terre.

« Par conséquent, le problème n'est pas seulement le tremblement de terre, affirme-t-il. C'est la rencontre, l'interaction entre le tremblement de terre et la situation en Haïti, en tant que pays pauvre doté d'une très faible capacité à subvenir aux besoins de ses enfants en temps normal. »

Demain à Montréal, au Canada, des représentants et représentantes du gouvernement haïtien et de 10 autres pays se rencontreront pour s'entretenir à propos de la reconstruction à long terme dans le pays éprouvé. En abordant des problèmes systémiques qui ont freiné le développement en Haïti, la communauté internationale et la population haïtienne pourraient reconstruire le pays en mieux, établissant les fondations de l'avenir de ses enfants.

Secourir les enfants en leur apportant une aide vitale

Aujourd'hui néanmoins, la grande priorité consiste à apporter des secours immédiats aux enfants qui en ont besoin. Il faut les trouver, les nourrir, les garder en vie et en sécurité L'UNICEF porte secours aux enfants et leur procure l'aide vitale dont ils ont besoin. Depuis que la catastrophe s'est produite, six cargaisons aériennes de matériel d'urgence de l'UNICEF ont été livrées en Haïti et en République dominicaine. D'autres vols sont prévus dans les jours à venir pour acheminer de l'eau, du matériel pour l'assainissement et la santé, de la nourriture ainsi que des tentes et des abris pour les personnes déplacées.

 

Image de l'UNICEF
© UNICEF/NYHQ2010-0060
Un Haïtien est assis en face de son magasin, au milieu des ruines attribuables au tremblement de terre dans un quartier commercial de Port-au-Prince

Le matériel d'hébergement est nécessaire de toute urgence. Actuellement, il existe plus de 300 camps improvisés dispersés dans toute la capitale haïtienne, Port-au-Prince, et quelque 100 000 personnes sont sans abri. Des tentes de l'UNICEF seront également utilisées pour héberger les centres alimentaires pour les enfants ainsi que les centres de premiers soins et de vaccination. L'eau potable est également essentielle. Actuellement, l'UNICEF approvisionne en eau environ 185 000 personnes et ses opérations s’intensifient chaque jour dans les hôpitaux et les points de distribution autour de la ville. Cette aide est nécessaire pour enrayer les flambées de maladies hydriques, particulièrement mortelles pour les jeunes enfants. « Nous collaborons avec nos partenaires pour faire venir des camions-citernes de manière à ce que nous puissions approvisionner en eau potable les principaux réservoirs d'eau en quantité », a déclaré madame Clarissa Brocklehurst.

Nutrition, santé et protection

Parallèlement, le Programme alimentaire mondial a distribué plus de trois millions de repas à plus de 200 000 personnes dans la zone touchée par le séisme. L'UNICEF a la responsabilité de la coordination des opérations pour garantir une alimentation correcte des bébés et des jeunes enfants.

En ce qui concerne la santé, le ministère de la Santé et l'UNICEF conduiront cette semaine une campagne de vaccination urgente afin de protéger 600 000 enfants de moins de cinq ans contre la rougeole, le tétanos et la diphtérie.

 

Image de l'UNICEF
© UNICEF/NYHQ2010-0064
Une jeune fille qui vit dans la rue à Port-au-Prince, en Haïti, transporte de l'eau obtenue à partir d'une citerne d'eau compressible distribuée par l'UNICEF et installée par l'ONG internationale Action contre la faim.

L'UNICEF appuie aussi les mesures mises en place pour empêcher la traite ou le départ non autorisé de mineurs. Une longue expérience des situations de crise démontre que le meilleur moyen de servir l'intérêt supérieur de l'enfant consiste à s'assurer qu'il sera réuni avec des membres de sa famille proche ou éloignée qui ont survécu. Ainsi, l'UNICEF met en place des espaces sûrs et des programmes de recherche des familles pour les enfants qui sont perdus ou séparés de leurs parents. L'agence a pu joindre environ 2000 enfants non accompagnés par jour. On s’attend à ce que ce nombre double demain.

Ces opérations ainsi que beaucoup d'autres sont actuellement mises en place pour améliorer la situation difficile sur le terrain. Même avant la catastrophe, Haïti affichait les taux les plus élevés de mortalité maternelle et juvénile de l'hémisphère ouest. Ces enfants ne méritent rien de moins que de voir leurs besoins les plus essentiels satisfaits aussi rapidement que possible dans la situation actuelle. « La longue relation de l'UNICEF avec Haïti a commencé bien avant aujourd’hui, a indiqué monsieur Dan Seymour. L'UNICEF continuera à être sur place pendant longtemps. »

Elizabeth Kiem a collaboré à ce reportage.


 

Renseignements:

Stefanie Carmichael, Spécialiste des communications, (416) 482-6552 poste 8866, scarmichael@unicef.ca