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Les survivantes et les survivants des inondations au Pakistan s’efforcent de reconstruire leur vie dans la crainte d’une nouvelle catastrophe et malgré le manque de fonds humanitaires

2011-07-28

Genève/Islamabad/New York, le 29 juillet 2011 – Un an après les inondations dévastatrices attribuables aux pluies de la mousson au Pakistan, beaucoup des 18 millions de personnes et plus touchées par la catastrophe – dont près de la moitié sont des enfants – s’efforcent de rebâtir leur vie anéantie dans un contexte de réduction des fonds d’aide humanitaire et dans la crainte de nouvelles crues.

Les inondations, lesquelles, au plus fort de la catastrophe, ont recouvert un cinquième du pays et causé pour près de dix milliards $ US de dommages, ont poussé les communautés jusqu’au point de rupture, forçant des millions de personnes à abandonner leur foyer et à se réfugier dans des camps ou d’autres abris provisoires. Presque toutes ces personnes déplacées comptaient déjà parmi les plus vulnérables au Pakistan.

Selon un nouveau rapport publié aujourd’hui par l’UNICEF, les conséquences des inondations continueront de se faire sentir pendant les années à venir, en particulier par les enfants qui sont les plus vulnérables aux répercussions de telles catastrophes. Lorsque les enfants déplacés et leur famille sont revenus dans leur région d’origine, ils ont trouvé les maisons, les moyens de subsistance et les infrastructures, y compris les établissements de santé et près de 10 000 écoles, endommagés ou détruits.

Les inondations ont également mis au jour une réelle tragédie, à savoir une malnutrition chronique, de mauvaises pratiques d’hygiène, de faibles taux de scolarisation au primaire, en particulier chez les filles, et des problèmes de protection de l’enfant. Le rapport prévient qu’une aide nouvelle et continue est nécessaire pour s’assurer que les enfants et les familles dont la vie a été bouleversée par les inondations ne tombent pas dans un cercle vicieux de vulnérabilité accrue. Si les enfants qui souffrent de malnutrition ne sont pas traités, par exemple, ils seront plus exposés aux maladies, de même qu’à des retards de croissance et à des troubles cognitifs permanents.

Le directeur général de l’UNICEF, monsieur Anthony Lake, déclare dans le rapport : « Comme tous les autres, j’ai été renversé de constater la dévastation causée par les inondations en 2010 et ses répercussions sur les enfants au Pakistan. Au cours de l’année écoulée, la communauté mondiale, y compris l’UNICEF, a réagi massivement, procurant à des millions de personnes de l’eau potable, des aliments essentiels, des vaccins, une éducation, et d’autres services essentiels pour protéger les enfants et leur famille. »

L’intervention d’urgence de l’UNICEF a été l’une des plus importantes de l’histoire de l’organisme en matière de déploiement de ressources humaines et financières, et elle a été menée en étroite collaboration avec le gouvernement du Pakistan, d’autres agences des Nations Unies et des partenaires de la société civile.

Parmi ses principales réalisations, l’UNICEF a fourni quotidiennement de l’eau potable à 5,1 millions de personnes; a vacciné 11,7 millions d’enfants contre la poliomyélite et 10,4 millions contre la rougeole; a examiné plus de deux millions d’enfants âgés de moins de cinq ans afin d’évaluer s’ils souffraient de malnutrition; a établi des centres d’apprentissage temporaires pour quelque 300 000 enfants; a soutenu des espaces amis des enfants pour près de 400 000 enfants; et a distribué des fournitures scolaires à 761 000 enfants afin de leur permettre de poursuivre leurs études et de se remettre plus rapidement de la catastrophe.

L’UNICEF a également mené d’importantes interventions d’urgence intégrées à l’échelle nationale et infranationale, et l’organisme continue d’assumer ce rôle de leader au sein des groupes de travail pour la reconstruction précoce, coordonnant les interventions humanitaires et les programmes de reconstruction afin d’en améliorer l’efficacité.

« Aujourd’hui, il y a encore beaucoup à faire pour éliminer les conditions sous-jacentes qui ont rendu ces communautés si vulnérables, et pour permettre à ces dernières de renforcer leur résilience. Ensemble, nous pouvons inverser la tendance dans la vie des enfants et des familles au Pakistan qui ont déjà tant souffert », affirme monsieur Lake.

Selon le représentant de l’UNICEF au Pakistan, monsieur Dan Rohrmann, les conséquences de la catastrophe ont fourni de multiples points d’entrée pour améliorer la vie des enfants dans divers secteurs, dont ceux de la santé, de l’hygiène et de l’éducation.

« Beaucoup d’enfants ont eu accès à une éducation pour la première fois de leur vie, et les services d’alimentation viennent en aide à plus d’enfants que jamais auparavant. D’une certaine façon, l’horloge du développement a été remise à zéro et requiert un soutien continu pour répondre aux attentes élevées. Dans le cadre de ses engagements envers les enfants, l’UNICEF continuera de répondre aux besoins des plus vulnérables et des plus défavorisés, et l’organisme continue de promouvoir et de défendre les droits de l’enfant,  et de sensibiliser le public en ce sens. »

Monsieur Rohrmann ajoute que les structures scolaires transitoires que l’UNICEF construit afin de combler le vide laissé par les écoles détruites représentent un bon exemple de la voie à suivre.

« Ces structures sont conçues pour fournir un pont entre les tentes-écoles d’urgence et les bâtiments permanents. Elles sont très populaires auprès des enfants, et de nombreux élèves ont pu aller à l’école pour la première fois de leur vie grâce à elles. Nous aimerions en construire en grand nombre afin de permettre à plus de filles et de garçons, y compris à ceux et celles qui n’ont encore jamais été scolarisés, d’avoir un accès sûr et protégé à l’éducation. »

L’UNICEF accuse un déficit de près de 50 millions $ US pour répondre aux besoins essentiels de redressement rapide des enfants et des familles dont la vie a été bouleversée par les inondations. Les principaux secteurs sous-financés sont ceux de l’eau, de l’assainissement et de l’hygiène (36,3 millions $ US), de l’éducation (8,1 millions $ US), et de la santé (4,9 millions $ US). En outre, 6,2 millions $ US supplémentaires sont requis pour les interventions en matière de nutrition afin de traiter la malnutrition aiguë généralisée.

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UNICEF
L'UNICEF est le chef de file mondial des organismes humanitaires et des agences de développement dont la mission est axée sur l'enfant. Grâce à des programmes novateurs ainsi qu'à la promotion et à la défense des droits de l'enfant, nous protégeons ces droits et sauvons la vie d'enfants dans pratiquement tous les pays. Notre rayonnement, conjugué à notre grande influence sur les décideurs et divers partenaires, contribue largement à façonner un monde où aucun enfant ne meurt de causes évitables. Entièrement tributaire de contributions volontaires, l'UNICEF vient en aide aux enfants sans égard à leur origine ethnique, religion ou opinion politique. Pour obtenir des renseignements complémentaires sur l'UNICEF, veuillez consulter son site Web à l'adresse www.unicef.ca 
 

Renseignements:

Stefanie Carmichael, Spécialiste des communications, (416) 482-6552 poste 8866, scarmichael@unicef.ca