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L'insécurité alimentaire et nutritionnelle s'aggrave dans la Corne de l'Afrique alors qu’on annonce de fortes pluies

2009-10-18
Image de l'UNICEF
© UNICEF/NYHQ2009-0644/Kamber
Un enfant nomade se dirige avec un réservoir d'eau vers ses chameaux alors qu’il revient d’un point d'eau situé aux abords de la localité d'Adado, dans la région centrale de Galguduud, en Somalie. La plupart des points d'eau de la région sont à sec en raison de la sécheresse, ou ont été contaminés.

 

Par Kun Li


ISIOLO, Kenya, 16 octobre 2009 - Sous le soleil brûlant, Ekwam Joseph, âgé de 20 ans, et son jeune frère Ekai Francis, âgé de 11 ans, tous deux pasteurs, conduisent leur bétail sur un terrain recouvert de tout, sauf de verts pâturages.

« J'avais 161 vaches et taureaux, et 155 d'entre eux sont morts, affirme Ekwam. Comme il ne m'en reste plus que six, je ne sais pas quoi faire : mourir ou aller ailleurs. »

Conséquences de la sécheresse

Depuis quatre années, les pluies saisonnières sont insuffisantes et les conséquences de la sécheresse, de la faim et de la maladie ne se font pas seulement ressentir au Kenya, mais dans toute la Corne de l'Afrique. Sur ce territoire formé par Djibouti, l’Éthiopie, l’Érythrée, le Kenya, la Somalie et certaines régions de l'Ouganda, quelque 24 millions de personnes ont aujourd'hui besoin d'aide humanitaire, comparativement à 20 millions au début de cette année. Près de cinq millions d'entre elles sont des enfants de moins de cinq ans.

« Lors de situations de crise, les données et les statistiques ne nous révèlent jamais les véritables conséquences de ces catastrophes sur les enfants et les familles ainsi que les plus vulnérables, » fait observer le directeur régional de l'UNICEF pour l'Afrique de l'Est et du Sud, monsieur Elhadj As Sy. « Nous parlons d’une région où jusqu'à la moitié des enfants de moins de cinq ans souffrent de malnutrition chronique et où un enfant sur huit meurt avant son cinquième anniversaire. Si nous ne réussissons pas à réduire l'extrême vulnérabilité des enfants et de leur famille, nous verrons des situations comme celle-ci se reproduire sans cesse. »

À court terme, la situation demeure urgente. Près de 18,5 millions de personnes ont besoin d'une aide de secours d'urgence et davantage encore comptent sur l'aide alimentaire. On estime que, dans la région, 250 000 cas de malnutrition sévère nécessiteront un traitement avant la fin de l'année.
 
« C'est une situation qui exige davantage que recueillir plus de fonds », affirme le conseiller régional de l'UNICEF pour les situations d'urgence, monsieur Robert McCarthy.

« Ce que l'UNICEF ne veut pas faire, c'est seulement sonner l'alarme une fois de plus et dire : "Nous avons affaire à une crise importante dans la Corne de l'Afrique et nous avons besoin d’une certaine quantité de fonds". Bien sûr, nous devons lancer un appel, mais cela doit se faire dans le cadre d'une action nettement plus portée vers des solutions plus durables, vers des méthodes plus sérieuses qui vont nous aider à long terme », indique monsieur Robert McCarthy.

Image de l'UNICEF
© UNICEF Kenya/2009/Li
Ekwam Joseph, 20 ans, et son jeune frère Ekai Francis, 11 ans, tous deux pasteurs, conduisent leur troupeau à la recherche de pâturages dans l'est du Kenya. La famille fait face à d'extrêmes difficultés, car la plus grande partie de leur troupeau est mort à la suite de la sécheresse qui sévit actuellement dans la région.

 

 Flambée de choléra

Nuria, cinq ans, et Sophia, trois ans, souffrent toutes les deux de diarrhée. Leur village, Basa, dans l'est du Kenya, se trouve sur un terrain très aride où l'eau doit être amenée par des camions de secours une fois par semaine. Récemment, cinq personnes ont perdu la vie dans ce village pastoral et plus de 80 d'entre eux ont été traités contre la diarrhée et les vomissements.

Il s'est avéré ultérieurement que le village était touché par une flambée de choléra.
« Notre école est fermée en raison d'une pénurie d'eau, de nourriture et de système d’assainissement. Nos enfants sont malades, » signale Fatuma, 40 ans, une habitante du village de Basa. « Les femmes aussi souffrent. Elles se réveillent à quatre heures du matin et reviennent à six heures quand le soleil se lève pour retrouver leurs enfants assoiffés et affamés. »

Insuffisance de fonds

Malgré l'augmentation des besoins humanitaires dans la Corne de l'Afrique, des agences d’aide comme l'UNICEF font face à une insuffisance de fonds. À la fin du mois de septembre, l'UNICEF avait reçu seulement un tiers des 189 millions de dollars américains pour lesquels l’organisme avait lancé un appel afin de mener ses opérations de secours dans les six pays.
 
L'UNICEF et ses partenaires prennent des mesures pour renforcer les interventions d'urgence en associant les programmes de nutrition, d'hygiène et ceux relatifs aux micronutriments. Des mesures d’urgence en cas d’inondations prévues provoquées par El Niño, les flambées de choléra et les incidences de plus en plus importantes de la pandémie de H1N1, sont également en cours.

« Nous faisons appel à l'ensemble des donateurs et donatrices pour qu’ils augmentent leur soutien de toute urgence et nous aident à renforcer les capacités des gouvernements et celles des acteurs de l'aide humanitaire dans la Corne de l’Afrique afin d’aider les enfants et les familles dans le besoin, » presse monsieur Elhadj As Sy, de l'UNICEF. « Il est également urgent de tirer une leçon du passé : la préparation et une intervention dynamique demeurent fondamentales. Si nous attendons qu'une situation d'urgence se présente pour mettre sur pied une intervention d’urgence, nous pouvons bien sûr tout de même réagir, mais les opérations ne seront pas aussi efficaces que si elles avaient été préparées longtemps à l'avance. »

Renseignements:

Stefanie Carmichael, Spécialiste des communications, (416) 482-6552 poste 8866, scarmichael@unicef.ca