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L'UNICEF se concentre sur la prévention visant à protéger les plus vulnérables

2010-11-21


 

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© UNICEF/NYHQ2010-2434/Dormino
Deux enfants debout près d'habitations entourées d'eaux de crues laissées par l'ouragan Tomas dans Raboto, un secteur pauvre de la ville des Gonaïves, située dans l'Artibonite, une région d'Haïti frappée par le choléra.

GONAÏVES, Haïti, le 22 novembre 2010 Le bilan de l'épidémie de choléra en Haïti est passé à environ 1 300 morts, dont l’existence de plus de cas signalés dans la capitale, Port-au-Prince, ainsi que dans d'autres secteurs se trouvant à l'extérieur de la région de l'Artibonite où l’éclosion a débuté. Devant cette situation de plus en plus grave, les Nations Unies ont lancé un nouvel appel de fonds de 163 millions de dollars auprès des donateurs et donatrices.

À ce jour, plus de 23 800 Haïtiennes et Haïtiens ont été hospitalisés à cause du choléra. Et aujourd'hui, les hôpitaux de la capitale doivent soigner des malades qui présentent les symptômes de cette maladie d’origine hydrique extrêmement contagieuse, dont la propagation a été accrue par les inondations provoquées la semaine dernière par l'ouragan Tomas.

« Certaines parties du pays sont plus touchées que d'autres, » a affirmé aujourd'hui à la Radio de l’UNICEF, la représentante de l'UNICEF en Haïti, madame Françoise Gruloos-Ackermans lors d'une entrevue téléphonique. « L’UNICEF se préoccupe de déterminer avec certitude les populations les plus à risque. »

La prévention rendu possible grâce à la communication
 

 

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© UNICEF Haiti/2010/Dormino
Aux Gonaïves, une agente humanitaire de la Croix-Rouge haïtienne désinfecte une salle de classe pour empêcher la propagation du choléra.

Dans un marché bondé de la ville des Gonaïves située au nord de l'Artibonite, des femmes ont cessé de marchander pour obtenir des légumes afin d'écouter la diffusion à plein volume d’un message concernant la prévention du choléra « lave men nou » (« Toute le monde doit se laver les mains! »). Alors que le choléra ravage présentement la région, il est indispensable de transmettre ce message. Des équipes de bénévoles de la Croix-Rouge haïtienne ont été déployées dans le marché, simplement pour accomplir cette tâche.

« La communication constitue un moyen de prévention très efficace » affirme monsieur Frank Kashando, coordonnateur de l'UNICEF sur le terrain en Artibonite. « L'UNICEF a fourni à la Croix-Rouge haïtienne locale 25 mégaphones et 800 batteries de rechange pour informer la population. »« Les mégaphones nous permettent de diffuser les renseignements beaucoup plus rapidement, » précise monsieur Matthias Dornilma, de la Croix-Rouge haïtienne, mais nous prenons aussi le temps de parler aux gens individuellement et nous leur présentons des dépliants, qui expliquent comment se protéger du choléra. »

Les écoles sont désinfectées
 

 

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© UNICEF Haiti/2010/Dormino
Du personnel de la Croix-Rouge haïtienne parle de bonnes pratiques d’hygiène et système d'assainissement adéquat dans un marché de la ville des Gonaïves située dans la région de l'Artibonite où a débuté l’éclosion de choléra.

 

Les bénévoles de la Croix-Rouge haïtienne sensibilisent aussi les enfants sur la façon de se laver les mains et sur de bonnes pratiques d'hygiène.

« Les écoles sont importantes, admet madame Françoise Gruloos-Ackermans. Sensibilisés à la prévention, les élèves se protègent, tout en protégeant les autres membres de leur famille et leur communauté en les sensibilisant à leur tour. » L'UNICEF appuie aussi la diffusion de renseignements sur la prévention du choléra par l'intermédiaire du service d'information et des médias du ministère de l'Éducation. De plus, l’organisme finalise présentement la création de messages sur de bonnes pratiques d'hygiène qui seront diffusés à la télévision dans tout le pays.

Parallèlement, dans une véritable course contre la montre, les équipes de désinfection de l'UNICEF et de la Croix-Rouge haïtienne désinfectent les écoles des Gonaïves pour enrayer la propagation du choléra. Pulvériser les écoles avec du chlore contribuera à détruire les bactéries, qui se développent dans des conditions d'humidité et de chaleur.



 

Cette opération se déroulera dans les écoles de toute la région, mais elle est particulièrement importante dans celles qui ont été utilisées comme abris pour les personnes touchées par les eaux de crues. Dans certains cas, des parents ont eu peur que leurs enfants retournent dans ces écoles.« Le ministère de l'Éducation a ordonné le report de la reprise des classes, qui devait avoir lieu aujourd'hui, à lundi prochain afin de prendre le temps de désinfecter les écoles. » a précisé monsieur Pierre Harry Sail D'Louis, le directeur de l'école Marie-Jacques L. Simon. « Beaucoup de gens se sont réfugiés dans cette école lors de la venue de l'ouragan, et je veux m’assurer que mes élèves y soient en sécurité. »

Diffusion urgent de renseignements 

 

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© UNICEF/NYHQ2010-2442/Dormino
Une femme observe du personnel médical en train de soigner son petit-fils atteint du choléra dans un hôpital de Raboto, un secteur pauvre des Gonaïves, en Haïti.

 

Pendant ce temps, dans les camps pour personnes déplacées en raison du tremblement de terre de janvier, qui se trouvent dans Port-au-Prince et dans les environs, l'UNICEF intègre des renseignements sur la prévention du choléra à ceux concernant la santé, la nutrition et l'hygiène, qu’il offre aux mères et aux jeunes enfants.

Au camp de Maïs Gâté 1, au nord-ouest de la capitale, madame Mauviette Rafael, la responsable de la tente adaptée aux bébés dans le camp, fait remarquer qu'il « est obligatoire de se laver les mains avant d'entrer sous la tente. » Elle espère que les renseignements préventifs sur les symptômes et les risques de choléra ainsi que ceux sur les bonnes pratiques d'hygiène et d'assainissement adéquat seront transmis par les mères dans le camp.

Au niveau national, l'UNICEF a distribué des guides sur la nutrition pour les jeunes enfants et les bébés dans un contexte d'épidémie de choléra. L'organisme collabore actuellement avec ses partenaires pour accroître les capacités des structures médicales de la capitale, en cas d’augmentation du nombre de malades.  

Pour soutenir les opérations de secours déployées par l’UNICEF,
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Renseignements:

Karine Morin, Spécialiste des communications, (514) 288-5134 poste 8425, kmorin@unicef.ca