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Selon l’UNICEF, les moustiquaires pour le lit constituent un moyen essentiel de réduire le nombre de décès et les problèmes de santé attribuables au paludisme

2013-04-25

New York, le 25 avril 2013 – Le paludisme tue encore environ 660 000 personnes par an, des enfants vivant en Afrique, pour la plupart. L’utilisation à l’échelle mondiale de moustiquaires pour le lit imprégnées d’insecticide est essentielle à la lutte contre le paludisme, l’une des principales causes de mortalité chez les enfants dans le monde, affirme l’UNICEF dans le cadre de la Journée mondiale du paludisme.

En collaboration avec ses partenaires, l’UNICEF préconise la distribution gratuite de moustiquaires pour le lit imprégnées d’insecticide, en particulier d’insecticide de longue durée, et aide les gouvernements à les distribuer. Lorsque le taux de couverture universelle, soit une moustiquaire pour deux personnes, sera atteint, cette méthode simple et efficace pourrait entraîner une réduction de la mortalité chez les enfants allant jusqu’à 20 pour cent.

En 2004, on ne comptait que 5,6 millions de moustiquaires pour le lit en Afrique subsaharienne. Jusqu’à encore récemment, en raison de la faible concurrence entre les producteurs, le prix de ces moustiquaires était trop élevé pour les distribuer à grande échelle. En 2010, ce chiffre avait toutefois atteint 145 millions, grâce aux achats en gros, à l’approvisionnement en commun, à l’amélioration des moyens de financement et au développement des capacités de production en Afrique. C’est en grande partie en raison de la priorité désormais accordée à la généralisation de cette intervention efficace contre le paludisme que la vie de 1,1 million de personnes a été sauvée et que le taux de décès attribuables au paludisme a diminué d’un tiers en Afrique depuis l’an 2000.

« Il est inacceptable que tous les jours, plus de 1 500 enfants meurent encore d’une maladie qu’il est possible d’éviter et de guérir. Il faut distribuer des moustiquaires pour le lit imprégnées d’insecticide à tous ceux et celles qui en ont besoin et fournir des tests de dépistage pour les enfants, ainsi que les médicaments nécessaires », a déclaré Nicholas Alipui, le directeur des programmes de l’UNICEF.

Un traitement de trois jours permet de guérir le paludisme, surtout si la maladie a été diagnostiquée suffisamment tôt et prise en charge adéquatement, en particulier en utilisant des traitements à base d’artémisinine. Malgré cela, en Afrique notamment, de nombreux enfants meurent encore du paludisme, car ils ne dorment pas sous une moustiquaire imprégnée d’insecticide et n’ont pas accès au traitement susceptible de leur sauver la vie dans les 24 heures suivant l’apparition des premiers symptômes.

L’UNICEF appuie les efforts déployés à l’échelle nationale pour former des travailleurs et travailleuses de la santé communautaire, et leur fournir des moyens d’intervention simples, par exemple des tests de diagnostic rapide du paludisme, afin que les enfants malades puissent bénéficier sans tarder des médicaments nécessaires. Dans la plupart des pays africains, moins de 30 pour cent des enfants soignés reçoivent des traitements de première intention tels que ceux à base d’artémisinine.

En coopération avec les gouvernements, les donateurs et donatrices ainsi que d’autres partenaires, l’UNICEF cherche également de nouveaux moyens d’apporter une aide aux enfants les plus vulnérables et se trouvant dans endroits les plus difficiles d’accès, afin de parvenir à une couverture universelle. Par exemple, en plus des campagnes à grande échelle de distribution gratuite de moustiquaires menées dans les régions les plus démunies et les plus éloignées, des moustiquaires sont également remises aux enfants dans le cadre des vaccinations de routine, et aux femmes enceintes lors des visites de soins anténataux. L’UNICEF intensifie également ses efforts dans le domaine de la prise en charge communautaire intégrée, qui met un ensemble d’interventions vitales à la portée des enfants, des familles et des foyers. 

On estime que suffisamment de moustiquaires ont été distribuées au cours des dix dernières années pour répondre à 80 pour cent des besoins de l’Afrique subsaharienne. Beaucoup de moustiquaires arrivent cependant à la fin de leur durée d’utilisation et doivent être remplacées. Quand les moustiquaires usées ne sont pas remplacées à temps, les pays qui ont déjà réduit le nombre de cas de paludisme, dont certains de 50 pour cent, peuvent rapidement détecter une résurgence de la maladie et une augmentation du nombre de décès liés au paludisme

En Afrique subsaharienne, de 2000 à 2010, la proportion d’enfants qui dorment sous une moustiquaire imprégnée d’insecticide est passée de moins de cinq pour cent à plus de 30 pour cent. L’achat de moustiquaires imprégnées d’insecticide de longue durée a cependant chuté de 52 pour cent à l’échelle mondiale, l’objectif annuel étant fixé à 150 millions. Ce ralentissement risque de nuire gravement aux progrès réalisés.  

« Nous avons accompli d’importants progrès, mais nous ne devons pas oublier un seul instant que l’objectif consiste à réduire jusqu’à zéro le nombre de cas de paludisme et de décès attribuables à cette maladie. Nous devons faire en sorte que les pays disposent des fonds nécessaires pour contrôler le paludisme et s’en servent pour protéger les enfants et les femmes enceintes », a ajouté monsieur Alipui.

Lutter contre le paludisme permet non seulement de sauver la vie d’enfants, mais présente également d’autres avantages pour les communautés touchées. Cela permet par exemple d’améliorer la santé des femmes enceintes, et par conséquent celle de leur nourrisson, en plus de réduire l’absentéisme à l’école et au travail. Éradiquer le paludisme soulagerait les centres de santé du fardeau qu’impose la maladie. On estime que chaque dollar consacré à la lutte contre le paludisme en Afrique assure un retour sur l’investissement 40 fois supérieur.

Des victoires et progrès impressionnants ont été obtenus grâce à de solides partenariats et aux contributions généreuses de nombreux donateurs et donatrices, mais ces progrès risquent d’être réduits à néant rapidement si les efforts se relâchent et si les investissements diminuent.

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À PROPOS DE L’UNICEF

L’UNICEF a sauvé la vie d’un plus grand nombre d’enfants que tout autre organisme humanitaire. Nous travaillons sans relâche afin de venir en aide aux enfants et à leur famille, et faisons tout ce qui est nécessaire pour assurer la survie de chaque enfant. Nous fournissons des soins de santé et des vaccins, apportons des secours d’urgence, donnons accès à de l’eau potable et à de la nourriture, et offrons ainsi une sécurité alimentaire, de même qu’un accès à l’éducation, et bien plus encore.

Entièrement tributaire de contributions volontaires, l’UNICEF vient en aide aux enfants sans égard à leur origine ethnique, leur religion ou leur opinion politique. En tant que membre des Nations Unies, l’UNICEF est présent dans plus de 190 pays, soit plus de pays que n’importe quel autre organisme. Notre persévérance et notre portée sont sans égales. Nous sommes déterminés à assurer la survie de chaque enfant, où qu’il soit! 

Renseignements:

Karine Morin, Spécialiste des communications, (514) 288-5134 poste 8425, kmorin@unicef.ca