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Un rapport de l’ONU pour la Journée mondiale de lutte contre le sida explique qu’il est possible de créer une génération à l’abri du sida

2010-11-29

Montréal le 30 novembre 2010 – Il est possible de créer une génération à l’abri du sida, si la communauté internationale redouble d’efforts afin de fournir un accès universel à la prévention du VIH, aux traitements et à la protection sociale, selon le rapport Children and AIDS: Fifth Stocktaking Report 2010 (en anglais seulement - Enfants et sida : Cinquième bilan de la situation, 2010) rendu public aujourd’hui à New York. Cependant, pour atteindre ce but, il faudra sensibiliser les membres les plus marginalisés de la société et leur venir en aide.

Si les enfants ont, en général, énormément bénéficié des progrès importants qui ont été réalisés en matière d’interventions contre le sida, des millions de femmes et d’enfants sont tombés dans les failles du système en raison d’inégalités attribuables à leur sexe, à leur situation économique, à l’endroit où ils vivent, à leur niveau d’éducation ou encore à leur situation sociale. Surmonter ces obstacles est primordial pour arriver à un accès universel aux connaissances, aux soins, à la protection et à la prévention de la transmission de la mère à l’enfant (PTME), et ce, pour toutes les femmes et tous les enfants.
 
« Pour créer une génération à l’abri du sida, nous devons en faire davantage et joindre les communautés les plus éprouvées. Chaque jour, près de 1 000 bébés en Afrique subsaharienne sont infectés par le VIH à la suite d’une transmission de la mère à l’enfant, a précisé monsieur Anthony Lake, directeur général de l’UNICEF. Notre cinquième bilan de la situation sur les enfants et le sida met certaines innovations en évidence, telle que la Trousse maman-bébé contre le VIH qui permet de fournir les traitements antirétroviraux nécessaires à un nombre sans précédent de mères et de bébés. »

L’Organisation mondiale de la santé (OMS) a corrigé ses directives plus tôt cette année afin d’assurer la qualité des services de PTME pour les femmes vivant avec le VIH et leurs nourrissons. En 2009, dans les pays à bas et moyen revenu, 53 pour cent des femmes enceintes vivant avec le VIH ont reçu des antirétroviraux afin de prévenir la transmission, comparativement à 45 pour cent en 2008. C’est en Afrique australe et orientale qu’on enregistre l’une des augmentations les plus spectaculaires avec une progression de dix pour cent, soit de 58 pour cent en 2008 à 68 pour cent en 2009.

« Grâce à de forts éléments de preuve, nous savons que l’élimination de la transmission du virus de la mère à l’enfant est possible », a déclaré la docteure Margaret Chan, directrice générale de l’OMS. « Afin d’atteindre cet objectif, il sera nécessaire, en premier lieu, d’améliorer la prévention auprès des femmes et des mères. »

 À l’échelle mondiale, le sida demeure l’une des maladies responsables du plus grand nombre de décès chez les femmes en âge de procréer et l’une des principales causes de mortalité maternelle dans les pays où l’épidémie est généralisée. En Afrique subsaharienne, neuf pour cent de la mortalité maternelle sont imputables au VIH et au sida.

« Environ 370 000 enfants naissent chaque année avec le VIH. Or, chacune de ces infections est évitable », a affirmé monsieur Michel Sidibé, directeur général d’ONUSIDA. « Nous devons empêcher la mortalité maternelle et prévenir l’infection des bébés. C’est pourquoi j’appelle à la quasi-élimination de la transmission de la mère à l’enfant d’ici 2015. »

L’OMS a aussi publié de nouvelles directives concernant les médicaments antirétroviraux, pour le traitement des bébés et des enfants afin de permettre à un plus grand nombre d’entre eux de bénéficier d’un traitement.

Dans les pays à bas et moyen revenu, le nombre d’enfants âgés de moins de 15 ans ayant bénéficié d’un traitement est passé de 275 300 en 2008 à 356 400 en 2009. Cette augmentation signifie que 28 pour cent des 1,27 million d’enfants qui, selon les estimations, ont besoin de médicaments antirétroviraux, en reçoivent d’emblée.

Les nourrissons sont extrêmement vulnérables aux conséquences engendrées par le VIH, ce qui rend particulièrement urgente la campagne mondiale visant à établir un diagnostic dès la naissance chez les bébés. Même s’il existe désormais un bien plus grand nombre de services permettant un diagnostic dès la naissance dans plusieurs pays, la couverture mondiale demeure faible : seulement 6 pour cent en 2009. Sans traitement, près de la moitié des bébés infectés par le VIH meurent avant l’âge de deux ans.

Dans la plupart des régions du monde, le nombre de nouvelles infections au VIH décline ou se stabilise. En 2001, environ 5,7 millions de jeunes âgés de 15 à 24 ans vivaient avec le VIH. À la fin de l’année 2009, ce chiffre diminuait à 5 millions. Cependant, dans neuf pays, tous situés en Afrique australe, au moins un jeune sur vingt vit avec le VIH.

Les jeunes femmes sont toujours les plus durement touchées par l’infection, et dans de nombreux pays, le risque demeure plus grand pour celles âgées de moins de 25 ans. Globalement, plus de 60 pour cent de tous les jeunes vivant avec le VIH sont de sexe féminin. En Afrique subsaharienne, la proportion se situe près de 70 pour cent.

« Nous devons nous préoccuper des inégalités entre les sexes, y compris celles qui comportent des risques disproportionnés de contracter le VIH et d’autres problèmes de santé sexuelle et procréative pour les femmes et les filles, a précisé madame Irina Bokova, directrice générale de l’UNESCO. Tout en nous réjouissant d’une diminution de plus de 25 pour cent de l’incidence du VIH chez les jeunes dans 15 pays clés de l’Afrique subsaharienne, de 2001 à 2009, nous devons faire tout notre possible pour que ces tendances positives continuent de se manifester et de s’améliorer, afin d’atteindre l’accès universel à la prévention, au traitement, aux soins et à l’appui indispensables. »

Les adolescents et adolescentes contractent le VIH parce qu’ils n’ont ni les connaissances ni l’accès aux services qui leur permettraient de se protéger. Pour libérer l’humanité du sida en l’espace d’une génération, il faudra éliminer les inégalités qui alimentent l’épidémie et protéger les personnes qui continuent de passer entre les mailles du filet. Des initiatives de protection sociale, notamment des transferts de fonds ou des initiatives visant à promouvoir l’accès aux services, jouent un rôle important pour briser le cycle de la vulnérabilité. Le rapport traite aussi de l’importance de créer des programmes pédagogiques adaptés aux jeunes les plus vulnérables, soit ceux et celles qui ne sont pas scolarisés, afin de les sensibiliser à la prévention du VIH.

« Nous devons accroître les investissements dans l’éducation et la santé des jeunes, y compris la santé sexuelle et procréative, afin de prévenir les infections au VIH et faire progresser la protection sociale, a affirmé madame Thoraya Ahmed Obaid, directrice générale de l’UNFPA, le Fonds des Nations Unies pour la population. Venir en aide et sensibiliser les jeunes marginalisés, notamment les adolescentes vulnérables et les jeunes non scolarisés, doit demeurer une priorité. »

-30- 

Note aux organismes audiovisuels :
Des images vidéo et des images haute résolution seront disponibles gratuitement à l’adresse suivante : www.thenewsmarket.com/unicef

À propos de l’UNICEF
L’UNICEF est le chef de file mondial des organismes humanitaires et des agences de développement axés sur l’aide à l’enfance. Grâce à des programmes novateurs, ainsi qu’à la promotion et à la défense des droits de l’enfant, nous protégeons ces droits et sauvons la vie d’enfants dans pratiquement chaque pays du monde. Notre portée mondiale, notre influence sans égale sur les décideurs et nos divers partenariats nous permettent de contribuer largement à façonner un monde digne des enfants, où aucun d’entre eux ne mourrait de causes évitables. Entièrement tributaire de contributions volontaires, l’UNICEF vient en aide aux enfants sans égard à leur origine, leur religion ou leur opinion politique. Pour obtenir davantage de renseignements sur l’UNICEF, veuillez visiter notre site Web au www.unicef.ca.

Renseignements sur Unissons-nous pour les enfants, contre le sida
Enfants et sida :
Cinquième bilan de situation, 2010 est le cinquième rapport sur la façon dont le sida affecte les enfants et les jeunes à être publié depuis le lancement de la campagne Unissons-nous pour les enfants, contre le sida en octobre 2005 par l’UNICEF, ONUSIDA et d’autres partenaires, avec l’engagement d’obtenir des résultats. « Unissons-nous pour les enfants, contre le sida » est un appel à l’action pour atténuer l’impact du VIH et du sida sur les enfants. Il se concentre sur les besoins des enfants dans quatre domaines clés, les « quatre Priorités » : prévenir la transmission du VIH de la mère à l’enfant, procurer des traitements pédiatriques, prévenir l’infection chez les adolescents et les jeunes et protéger et soutenir les enfants affectés par le VIH/sida.

L’ONUSIDA
L’ONUSIDA est une initiative conjointe novatrice des Nations Unies qui rassemble les efforts et les ressources de son Secrétariat et de 10 organismes de l’ONU pour lutter contre le sida. Le siège du Secrétariat d’ONUSIDA se trouve à Genève (Suisse), et il a du personnel sur le terrain dans plus de 80 pays. La cohérence de l’action du système des Nations Unies contre le sida est assurée dans les pays par des groupes thématiques des Nations Unies et de programmes communs sur le sida. Les co-parrains d’ONUSIDA comprennent le HCR, l’UNICEF, le PAM, le PNUD, l’UNFPA, l’ONUDC, l’OIT, l’UNESCO, l’OMS, et la Banque Mondiale. http://www.unaids.org/

L’OMS
En tant qu’autorité directrice et coordinatrice dans le domaine de la santé internationale, l’Organisation mondiale de la Santé (OMS) est le chef de file, au sein de la famille d’ONUSIDA, des interventions menées au niveau mondial par le secteur de la santé contre le VIH et le sida. Le Programme VIH/sida de l’OMS fournit aux États membres de l’OMS un appui technique fondé sur des données factuelles pour leur permettre d’intensifier les services de traitement, de soins et de prévention, ainsi qu’à maintenir et à accroître l’accès aux médicaments et les outils de diagnostic en vue de mener des interventions globales et durables contre le VIH et le sida. http://www.who.int/fr/index.html

L’UNFPA
Le Fonds des Nations Unies pour la population (UNFPA) est une institution de développement international qui œuvre en faveur du droit à la santé et aux mêmes possibilités pour chacun; femme, homme et enfant. L’UNFPA offre son appui aux pays pour utiliser les données démographiques dans la formulation des politiques et des programmes visant à réduire la pauvreté et pour faire en sorte que chaque grossesse soit désirée, que chaque accouchement soit sans danger, que chaque jeune soit protégé contre le VIH et le sida et que toutes les filles et toutes les femmes soient traitées avec dignité et respect. http://www.unfpa.org/

L’UNESCO
Au sein du système des Nations Unies, l’UNESCO est le chef de file pour la prévention du VIH auprès des jeunes dans les établissements d’enseignement, afin d’appuyer l’engagement de l’ONUSIDA en faveur d’un accès universel à des programmes globaux de prévention du VIH, de traitement, de soins et d’appui. L’initiative mondiale de l’ONUSIDA sur le VIH, le sida et l’éducation (EDUSIDA), dirigée par l’UNESCO, a deux objectifs : prévenir la propagation du VIH au moyen de l’éducation et protéger la fonction essentielle du système éducatif contre les plus graves conséquences de l’épidémie. L’éducation sexuelle intégrée en tant que moyen de renforcer la prévention du VIH représente un des domaines clés où l’UNESCO exerce son travail de chef de file. Pour en savoir plus sur l’action de l’UNESCO : www.unesco.org/aids

Renseignements:

Stefanie Carmichael, Spécialiste des communications, (416) 482-6552 poste 8866, scarmichael@unicef.ca