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Une recrudescence de choléra tue encore plus d’enfants au Sahel

2012-07-12

 

MONTRÉAL, le 10 juillet 2012 – Tandis que la saison des pluies s’abat sur le Sahel, une récente flambée de choléra, qui a tué cette année plus de 60 personnes et en a rendu quelque 2 800 autres malades, met en danger un nombre croissant de personnes, notamment les enfants souffrant de malnutrition, a annoncé aujourd’hui l’UNICEF.

« L’UNICEF accroît de toute urgence ses efforts pour prévenir une épidémie de choléra à vaste échelle au Sahel, une région déjà aux prises avec une crise alimentaire, a déclaré monsieur David Morley, le président et chef de la direction d’UNICEF Canada. Nous ne disposons que du quart des fonds dont nous avons besoin, et c’est pourquoi nous demandons encore une fois à la population canadienne de faire preuve de générosité en soutenant nos efforts. Il est primordial d’apporter une aide immédiate aux enfants vulnérables et à leur famille en leur procurant de l’eau potable, des produits d’assainissement et d’hygiène, ainsi qu’en mettant sur pied des programmes en matière de santé. »

La semaine dernière, une épidémie dans le nord du Mali a causé la mort de deux enfants et a rendu 34 autres personnes malades, y compris un nombre croissant d’enfants, selon ce qu’a rapporté le ministère malien de la Santé. En 2012, jusqu’à présent, le choléra a causé la mort de près de 700 personnes en Afrique de l’Ouest et en Afrique équatoriale, et plus de 29 000 cas ont été déclarés.

Depuis la mi-juin, le nombre de personnes touchées par cette maladie d’origine hydrique hautement infectieuse et mortelle a grimpé au Sahel, en particulier dans les régions du Niger qui bordent le fleuve Niger, où le ministère de la Santé rapporte qu’au cours de la première moitié de 2012, près de trois fois plus de personnes ont été atteintes du choléra comparativement à la même période l’an passé.

Au Niger, on estime que près de 400 000 enfants souffrant de malnutrition sévère devront être traités cette année.

Le choléra est une menace récurrente dans toute la région du Sahel. L’an dernier, plus de 67 000 cas de choléra ont été rapportés, principalement dans les pays qui bordent le bassin du lac Tchad (Tchad, Cameroun, Nigeria), engendrant 2 153 décès et un taux moyen de létalité de 3,2 pour cent.

Cette année, toutefois, l’épidémie semble concentrée plus à l’ouest, autour du Niger et du Mali : ses conséquences sont aggravées par le déplacement massif de personnes qui fuient le conflit qui sévit dans le nord du Mali, et elle menace les enfants déjà touchés par une crise alimentaire. Bien que des cas de choléra aient été rapportés plus tôt cette année au Cameroun, au Niger et au Nigeria, plusieurs autres pays du Sahel font actuellement face à des risques importants : une forte augmentation du nombre de cas est en effet attendue avec le début de la saison des pluies.

« La malnutrition, les déplacements et maintenant les pluies dans certaines régions du Sahel créent un terrain fertile pour le choléra, lequel touche plus durement les jeunes enfants, explique Manuel Fontaine, le directeur régional intérimaire de l’UNICEF pour l’Afrique de l’Ouest et l’Afrique équatoriale. Si nous n’intensifions pas tout de suite nos efforts, le choléra continuera de tuer les familles les plus vulnérables du Sahel et de se propager à d’autres régions peuplées, et aura des conséquences dévastatrices. »

« Le choléra nous indique à quel point la malnutrition est étroitement liée à l’eau contaminée, au manque d’assainissement et à de mauvaises conditions d’hygiène, explique le Dr Guido Borghese, le principal conseiller de l’UNICEF en matière de survie et de développement de l’enfant pour l’Afrique de l’Ouest et l’Afrique équatoriale. Ce n’est qu’une question de jours ou de semaines pour qu’un enfant âgé de moins de cinq ans qui ne souffre plus de malnutrition sévère aiguë revienne se faire traiter s’il boit de l’eau contaminée. »

Avant, pendant et après une épidémie de choléra, l’UNICEF travaille dans toute la région en collaboration avec les gouvernements, des agences sœurs et des partenaires locaux afin d’améliorer l’accès à l’eau potable et à de meilleurs systèmes d’assainissement, d’éduquer les familles sur la façon de prévenir la propagation de la maladie, et de procurer des fournitures, ainsi que du personnel qualifié et expérimenté aux établissements de santé.

« Si nous attendons que le nombre de cas de choléra explose avant d’agir, il sera trop tard pour maîtriser l’épidémie, ajoute le Dr Borghese. Des campagnes visant à faire la promotion du lavage des mains, le traitement de l’eau potable et des campagnes radiodiffusées de sensibilisation doivent avoir lieu pendant toute l’année. Ces mesures simples se sont avérées efficaces pour prévenir et contenir la propagation de cette maladie infectieuse potentiellement mortelle. »

Depuis le début de l’année, plus de 94 000 personnes dans neuf pays de la région du Sahel ont reçu des fournitures pour traiter l’eau et ont appris comment les utiliser à domicile pour garder les enfants en bonne santé. Au Tchad, par exemple, le nombre de cas de choléra a grandement chuté, passant de plus de 5 000 à zéro en un an. Cela illustre bien à quel point des efforts combinés permettent de lutter efficacement contre les épidémies de choléra.

« Nous ne pouvons pas traiter la malnutrition et ignorer le choléra, conclut monsieur Fontaine. Si nous ne disposons pas rapidement de nouveaux fonds, nous risquons d’anéantir une grande part du travail ayant déjà été effectué afin de traiter et de prévenir la malnutrition chez les enfants. »

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Note aux rédactrices et rédacteurs :

On s’attend à ce que plus de quatre millions d’enfants souffrent cette année de malnutrition aiguë dans les neuf pays de la région du Sahel : près de 1,1 million d’entre eux souffriront de malnutrition aiguë sévère. L’UNICEF demande de toute urgence 146 millions de dollars US pour l’année 2012, afin de répondre aux besoins humanitaires des enfants et des femmes dans la région sahélienne. Depuis le début de l’année, quelque 250 000 enfants âgés de moins de 5 ans souffrant de malnutrition aiguë sévère ont été traités dans 5 200 centre de santé, et ce, partout au Sahel.

 

Le choléra est une maladie connue pour toucher les personnes vulnérables en raison de leur manque d’accès à de l’eau potable et à de bonnes conditions d’hygiène. Dans le cadre des interventions d’urgence visant à contrer la crise alimentaire qui sévit au Sahel, la stratégie intégrée de lutte contre le choléra adoptée par l’UNICEF vise à réduire le risque d’épidémie de choléra au moyen de programmes préventifs et d’interventions menés en étroite collaboration entre différents secteurs, notamment celui de la santé, de l’eau, de l’assainissement et de l’hygiène, ainsi que celui des communications relatives au développement.

En accord avec cette stratégie intégrée de lutte contre le choléra, les programmes mis en place dans les pays peuvent comprendre la formation de travailleuses et de travailleurs de la santé communautaire quant aux meilleures pratiques d’hygiène et d’assainissement; la sensibilisation des populations sur la façon de traiter l’eau potable au moyen de chlore et de comprimés de purification; la mise en place de campagnes médiatiques massives de sensibilisation; l’approvisionnement des écoles en fournitures appropriées d’assainissement et d’hygiène; la restauration de points d’eau; et la distribution de trousses dont le contenu sert à traiter la diarrhée, de solution de réhydratation orale, et d’autres fournitures, notamment des tentes.

À propos de l’UNICEF

L’UNICEF a sauvé la vie de plus d’enfants que tout autre organisme humanitaire. Nous travaillons sans relâche pour aider les enfants et leur famille, et faisons l’impossible pour permettre aux enfants de survivre : nous leur procurons des soins de santé et des vaccins, de l’eau potable, la sécurité alimentaire et nutritionnelle, une éducation, des secours d’urgence, et plus encore.

Entièrement tributaire de contributions volontaires, l’UNICEF vient en aide aux enfants sans égard à leur origine ethnique, leur religion ou leur opinion politique. En tant qu’agence des Nations Unies, nous sommes actifs dans plus de 190 pays, ce qui est plus que toute autre organisation. Notre détermination et notre portée sont sans égale, car aucun endroit n’est trop éloigné pour nous empêcher d’aider un enfant à survivre.

Renseignements:

Karine Morin, Spécialiste des communications, (514) 288-5134 poste 8425, kmorin@unicef.ca