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UNICEF : les femmes enceintes et les nouveau-nés courent des risques très élevés dans les pays en développement

2009-01-13

Montréal, le 15 janvier 2009 - Les femmes des pays les moins développés du monde risquent 300 fois plus de mourir en couches ou de complications liées à leur grossesse que les femmes des pays industrialisés, révèle le dernier rapport La Situation des enfants dans le monde, présenté aujourd’hui à Johannesburg. (www.unicef.org/french/sowc09)

Qui plus est, un enfant né dans un pays en développement risque 14 fois plus de mourir au cours du premier mois de sa vie qu’un enfant né dans un pays développé.

Il est possible de réaliser des progrès rapides et importants en matière de santé maternelle et néonatale. Des résultats remarquables peuvent être obtenus avec un investissement minimal. Des suppléments de fer, par exemple, coûtent moins de 80 cents par personne par année. Il s’agit là d’un fait significatif, sachant que l’anémie ferriprive grave cause chaque année la mort de plus de 60 000 jeunes femmes lors de la grossesse ou de l’accouchement.

« Grâce à une saine stratégie, un engagement politique, un financement adéquat et une bonne collaboration, nous pouvons apporter des changements positifs dans la vie de bien des personnes, affirme monsieur Nigel Fisher, président et chef de la direction d’UNICEF Canada. Il est terriblement important, en particulier en cette période de tourmente économique, que le Canada maintienne et accentue son engagement envers les mères et les nouveau-nés dans les pays en développement. »

« UNICEF Canada demande au gouvernement canadien de miser sur les engagements qu’il a pris à ce jour en matière de santé maternelle et juvénile, lesquels engagements ont permis de sauver de nombreuses vies. »

Le rapport de l’UNICEF souligne l’impact de la contribution canadienne de 105 millions de dollars (2007-2012) à l’Initiative catalytique visant à sauver un million de vies, au moyen de prestation directe de services de soins de santé abordables aux communautés locales d’Afrique subsaharienne. La recherche démontre que près de 80 pour cent des décès maternels auraient pu être évités si les femmes avaient eu accès à des services de soins de santé de base et des soins maternels.

La santé et la survie des mères et des nouveau-nés sont liées entre elles et les enfants bénéficient aussi du nombre d’interventions destinées à sauver la vie des mères. L’édition 2009 de La Situation des enfants dans le monde, le rapport phare des publications de l’UNICEF, souligne le lien entre la survie maternelle et la survie des nouveau-nés et présente les possibilités qui existent de combler l’écart entre les pays riches et les pays pauvres.

« Chaque année, plus d’un demi-million de femmes meurent de complications liées à leur grossesse ou à l’accouchement, dont environ 70 000 filles et jeunes femmes âgées de 15 à 19 ans », a souligné la directrice générale de l’UNICEF, madame Ann M. Veneman, lors du lancement du rapport à Johannesburg. « Depuis 1990, les complications liées à la grossesse et à l’accouchement ont causé la mort de 10 millions de femmes, selon les estimations ».

Tant la mère que le nouveau-né sont vulnérables dans les jours et les semaines qui suivent la naissance – une période capitale au cours de laquelle il faut assurer des interventions cruciales, comme des visites post-natales, une bonne hygiène et des conseils sur les signes qui indiquent que la vie de la mère ou du nouveau-né est menacée.

Certes, de nombreux pays en développement ont énormément fait progresser leur taux de survie de l’enfant de moins de cinq ans ces dernières années. À l’échelle mondiale, le taux de mortalité des enfants de moins de cinq ans est passé de 13 millions qu’il était en 1990 à 9,2 millions en 2007. On a en revanche beaucoup moins avancé en ce qui concerne la réduction de la mortalité maternelle et la diminution des risques courus par les mères, qui sont particulièrement vulnérables au cours de l’accouchement et dans les premiers jours après la naissance. Le taux de mortalité maternelle est demeuré pratiquement inchangé au cours de cette même période. De plus, les risques courus par les nouveau-nés au cours des 28 premiers jours de leur vie restent inacceptables dans de nombreux pays.

Dans le monde en développement, le risque de décès maternel au cours de la vie est de 1 sur 76, alors qu’il est de 1 sur 11 000 au Canada. Environ 99 pour cent des décès attribuables à des complications pendant la grossesse surviennent dans le monde en développement, où la grossesse représente un des risques les plus élevés pour la santé des femmes. La grande majorité de ces décès survient en Afrique et en Asie, où des taux de fécondité élevés, la pénurie de personnel soignant qualifié et des systèmes de santé peu développés ont des conséquences tragiques sur de nombreuses jeunes femmes.

Les dix pays où le risque de décès maternel sur une vie entière est le plus élevé sont le Niger, l’Afghanistan, la Sierra Leone, le Tchad, l’Angola, le Libéria, la Somalie, la République démocratique du Congo, la Guinée-Bissau et le Mali. Dans ces pays, le risque de décès maternel sur une vie entière va de 1 sur 7 au Niger à 1 sur 15 au Mali. Par ailleurs, pour chaque femme qui meurt, vingt autres souffriront de maladies et de blessures qui auront souvent des séquelles graves et durables.

Pour abaisser les taux de mortalité maternelle et néonatale, le rapport recommande que l’on dispense des soins essentiels au moyen de systèmes de santé qui intègrent les soins dans un continuum, au foyer, au moyen de services de santé de proximité et dans des établissements de santé. Dépassant l’insistance traditionnelle sur des interventions uniques, visant une maladie spécifique, ce concept de continuum de soins demande la mise en place d’un modèle de soins de santé primaires qui s’adresse à chacune des étapes de la vie de la mère, du nouveau-né et de l’enfant.

Le rapport note que c’est dans un environnement favorable à l’autonomisation des femmes, à leur protection et à leur éducation, que les services de santé sont les plus efficaces. « Sauver la vie des mères et de leurs nouveau-nés exige que l’on aille au-delà d’une simple intervention médicale, a fait valoir madame Veneman. L’éducation des filles joue un rôle capital dans l’amélioration de la santé maternelle et néonatale et elle a aussi des retombées bénéfiques sur les familles et les sociétés entières. »

À propos de l’UNICEF

L’UNICEF est à pied d’œuvre dans plus de 150 pays et territoires du monde entier pour aider les enfants à survivre et à s’épanouir, de leur plus jeune âge jusqu’à la fin de l’adolescence. Premier fournisseur mondial de vaccins aux pays en développement, l’UNICEF soutient la santé et la nutrition des enfants, l’accès à de l’eau potable et à des moyens d’assainissement, une éducation de base de qualité pour tous les garçons et toutes les filles et la protection des enfants contre la violence, l’exploitation sous toutes ses formes et le sida. L’UNICEF est entièrement tributaire de contributions volontaires de particuliers, d’entreprises, de fondations et de gouvernements.

À l’attention des télédiffuseurs :

Des vidéos prêtes à être diffusées sont offertes gratuitement au www.thenewsmarket.com/unicef et des photos sont également disponibles sur demande.

Pour plus de précisions ou pour organiser une entrevue :

Sarah Houde

Responsable des communications

UNICEF Québec

514 288-5134 poste 8424/cell. : 514 574-9668

shoude@unicef.ca

À Johannesburg :

Shantha Bloemen, UNICEF Afrique du Sud, +27 11517-1617, sbloemen@unicef.org

Yvonne Duncan, UNICEF Afrique du Sud, +27 (0) 82 561 3970, yduncan@unicef.org

Brian Hansford, UNICEF, +1 917 605 1699, bhansford@unicef.org

À New York :

Kate Donovan, UNICEF New York, +212 326 7452, kdonovan@unicef.org

Christian Moen, UNICEF New York, +212 326 7516, cmoen@unicef.org

À Genève :

Véronique Taveau, UNICEF Genève, +41 22 909 5716, vtaveau@unicef.org

Renseignements:

Stefanie Carmichael, Spécialiste des communications, (416) 482-6552 poste 8866, scarmichael@unicef.ca