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En pleine crise de choléra, l'UNICEF et ses partenaires se préparent à la menace d'ouragan en Haïti

2010-11-04


 

Par Ben Steinlechner

 

Image de l'UNICEF
© UNICEF/NYHQ2010-2414/Dormino
Des Haïtiens traversent les rues inondées de Leogane une ville située à 30 Km au sud-est de Port-au-Prince, alors que des averses importantes et de fortes rafales de vents causées par l'ouragan Tomas commencent à frapper la région.

PORT-AU-PRINCE, Haïti, 5 novembre 2010 - Après le tremblement de terre dévastateur qui a frappé lHaïti en janvier, puis une épidémie de choléra ces deux dernières semaines, voici que l'Ouragan Tomas constitue à son tour une menace pour les enfants d'Haïti, la partie la plus fragile de la population du pays.

 

 AUDIO : écouter

 « Cette année, les enfants haïtiens auront subi un désastre l'un après l'autre, » a déclaré hier la coordinatrice du groupe Eau, assainissement et Hygiène de l'UNICEF, Trayle Kulshan. Elle travaillait sur les préparatifs en prévision de la  tempête dans l'Artibonite, la région au nord de Port-au-Prince frappée par le choléra, ainsi que dans d'autres secteurs à l'extérieur de la capitale Port-au-Prince.

« Un groupe d'enfants dont nous nous préoccupons particulièrement, est composé d'enfants qui ont été abandonnés dans les centres résidentiels, » explique la représentante de l'UNICEF en Haïti, Françoise Gruloos-Ackermans, faisant  référence à des enfants devenus orphelins ou qui ont été séparés de leurs familles par le tremblement de terre. « Nous les évacuerons s'ils sont en danger, » ajoute-t-elle lors d'un entretien téléphonique avec la Radio de l'UNICEF. « Ils sont vraiment les plus fragiles des plus vulnérables. »

Risques d'inondations et des coulées de boue

 

 

  Image de l'UNICEF
  © UNICEF/NYHQ2010-2423/Dormino
  Alors que les nuages menaçants de l'ouragan approchent, des enfants se tiennent devant des tentes de fortune au camp de Mais Gate pour les personnes toujours déplacés depuis le tremblement de terre de janvier à Port-au-Prince en Haïti.

L'ouragan n'a pas directement frappé Port-au-Prince, où les familles déplacées par le tremblement de terre et qui vivent dans des camps de toile seraient terriblement exposées et mises en danger. Cependant, les lourdes pluies de la tempête pourraient déclencher des inondations et des coulées de boue dans des secteurs très peuplés, et les vents violents risqueraient d'y endommager ou de détruire les abris de fortune de ces populations.

 

« Nous sommes vraiment inquiets du risque d'inondations dans certaines villes et villages difficiles d'accès, » déclare Trayle Kulshan.

Même sans les effets de l'ouragan Tomas, faire parvenir des fournitures aux secteurs éloignés de l'Artibonite et d'autres régions constitue un défi logistique. En prévision de la tempête, l'UNICEF a pré positionné des matériels et fournitures supplémentaires en santé, nutrition, eau, assainissement et hygiène dans les secteurs risquant de se retrouver isolés.

« Déjà, l'UNICEF et d'autres acteurs humanitaires répondent à une série de situations d'urgence complexes, comme le tremblement de terre, la flambée de choléra et maintenant le risque [d'ouragan] qui porovoquerait de fortes pluies et des inondations, » ajoute Trayle Kulshan.

Les pires scénarios

 

 

Image de l'UNICEF
© UNICEF/NYHQ2010-2417/Dormino
Des manutentionnaires déchargent des fournitures de l'UNICEF à l'aéroport de Port-au-Prince pour répondre à la flambée de choléra qui a tué des centaines et hospitalisé des milliers en Haïti.

L'UNICEF, l'Organisation Pan Américaine de Santé, l'Organisation mondiale de la santé (OMS), le Programme alimentaire mondial (PAM) le bureau de l'ONU pour la coordination de l'aide humanitaire (OCHA) ont développé des plans prévoyant les  pires scénarios avec les autorités haïtiennes. Ces scénarios prévoiraient des inondations contaminant les systèmes d'adduction d'eau et les points de distribution, ainsi que la diffusion du choléra dans des parties d'Haïti qui n'ont pas encore été affectées.

 

Bien que l'UNICEF et ses partenaires s'activent 24 heures sur 24 pour contenir l'épidémie de choléra, la maladie a déjà pris la vie de 440 personnes et provoqué l'hospitalisation de plus de 6700 Haïtiens à ce jour. « Il y a tellement de risques de voir le  choléra s'étendre » déclare Françoise Gruloos-Ackermans. « Nous devons faire face à la pire des situations. »

La réponse au Choléra

 

 

  Image de l'UNICEF
  © UNICEF/NYHQ2010-2420/Dormino
  L'ouragan Tomas approchant Haïti, une femme s'emploie à renforcer sa tente de fortune au camp de Mais Gate à Port-au-Prince, la capitale.

Avec ses partenaires, l'UNICEF a réagi à la flambée de choléra dans la région de l'Artibonite en approvisionnant les centres médico-sociaux locaux avec des médicaments essentiels. Il a aussi organisé la fourniture rapide de chlore liquide aux producteurs locaux du sud d'Haïti pour fournir de l'eau sûre aux écoles et aux centres médico-sociaux de l'Artibonite.

 

Des comprimés Aquatabs de purification de l'eau, ainsi que du savon et des sels de réhydratation orale (SRO), ont été distribués à quelques 88 000 personnes des zones  touchées par le choléra. Pendant ce temps, une campagne de promotion de l'hygiène - comprenant des démonstrations de lavage des mains et des messages par téléphone portable sur la prévention du choléra - a complété les opérations d'approvisionnement de l'UNICEF.

Tim Ledwith a particpé à la rédaction de cette histoire depuis New York.

Pour soutenir les opérations de secours déployées par l’UNICEF, veuillez cliquer ici.

Renseignements:

Karine Morin, Spécialiste des communications, (514) 288-5134 poste 8425, kmorin@unicef.ca