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L’avenir de la lutte contre le sida au centre des discussions à la Réunion de haut niveau sur le sida 2011

2011-06-09

NEW YORK, le 7 juin 2011 – Plus de 3000 personnes sont attendues demain à la Réunion de haut niveau de l’Assemblée générale des Nations Unies sur le sida, qui se déroulera du 8 au 10 juin, au Siège social de l’Organisation des Nations Unies (ONU), à New York. Cet événement offrira l’occasion de dresser le bilan des progrès réalisés et des défis relevés au cours des 30 dernières années, et d’orienter les futures interventions de riposte au sida.

Il existe deux autres grands événements dans la lutte contre le sida : la session extraordinaire de l'Assemblée générale des Nations Unies sur le VIH/sida, qui s’est tenue il y a 10 ans, et la signature, en 2006, de la Déclaration politique sur le VIH/sida, dans laquelle les pays se sont engagés à déployer les efforts nécessaires afin que l’accès universel aux services de prévention, de traitement, de soins et d’appui en matière de VIH deviennent une réalité. Plus de 30 chefs d’État et de gouvernement, ainsi que des vice-présidents, sont attendus à la Réunion de haut niveau sur le sida 2011, dans le cadre de laquelle seront organisées des séances plénières officielles, cinq réunions d’experts et 40 événements parallèles. Le dernier jour, les États membres de l’ONU devraient adopter une déclaration visant à orienter les interventions de riposte au VIH des pays au cours des cinq prochaines années.

Les séances plénières d'ouverture et de clôture seront présidées par monsieur Joseph Deiss, le président de l'Assemblée générale des Nations Unies. « Cette réunion suscite un enthousiasme sans précédent, qui devrait en faire un événement historique », indique monsieur Deiss. « Nous nous attendons à ce que les États membres de l’ONU prennent des engagements ambitieux, qui nous aideront à concrétiser notre vision commune d’un monde avec zéro nouvelle infection au VIH, zéro discrimination et zéro décès lié au sida. »

Si certains pays rencontrent toujours des difficultés pour atteindre leurs objectifs en matière d’accès universel aux services de prévention, de traitement, de soins et d’appui en matière de VIH, d’autres ont réalisé des progrès considérables pour lutter contre l’épidémie. Au total, 22 ont mis en place un accès universel aux services de prévention de la transmission du virus de la mère à l’enfant.

Parallèlement aux bons résultats obtenus à l’échelle nationale, la riposte mondiale a beaucoup avancé depuis la session extraordinaire sur le VIH/sida de 2001. Le taux des nouvelles infections au VIH a diminué de 25 pour cent au cours des 10 dernières années, et le nombre de décès a, quant à lui, baissé de 20 pour cent en cinq ans. On compte 6,6 millions de personnes ayant aujourd’hui accès au traitement antirétroviral, alors qu’elles n’étaient que quelques milliers en 2001. D’autres domaines ont également connu des avancées, notamment la lutte contre la stigmatisation et la discrimination, en plus de la suppression de lois punitives, comme celles qui portent sur les restrictions liées au VIH lorsqu’il est question de voyages.

« Les inégalités, la discrimination et les lois dirigées contre les personnes vivant avec le VIH, ou exposées au virus, empêchent toujours ceux et celles qui ont le plus besoin d’aide de bénéficier d’un accès adéquat aux services », précise le directeur administratif du Programme commun des Nations Unies sur le VIH/sida (ONUSIDA), monsieur Michel Sidibé. « Il faut mettre en place une riposte qui trouve son fondement dans les droits de l’homme et qui encourage l’égalité et l’équité. Ce n’est qu’ainsi que nous ouvrirons la voie à un monde sans VIH. »

L’ONUSIDA a récemment fait savoir qu’en dépit des bons résultats obtenus dans les domaines de la prévention et du traitement, les personnes vivant avec le virus, soit 34 millions d’après les estimations les plus récentes, n’ont jamais été aussi nombreuses. Le Programme commun a aussi relevé une réduction des fonds alloués à la lutte contre le sida à l’échelle mondiale.

« Si les ressources allouées à la lutte diminuent, les personnes les plus vulnérables en subiront les conséquences », explique madame Tetyana Afanasiadi, une militante ukrainienne pour les droits de l’homme. « La vie de millions de gens dépend directement des ressources allouées à la lutte contre le VIH et le sida. Si je suis en vie aujourd’hui, c’est grâce au traitement antirétroviral et au traitement de substitution des opioïdes, auxquels j’ai eu accès grâce aux programmes de prévention et d’appui. La diminution des ressources consacrées à ces programmes représente un danger pour moi et pour des millions de personnes partout dans le monde. »

La Réunion de haut niveau se tiendra au siège de l’ONU, à New York, du 8 au 10 juin. Elle rassemblera des représentants des États membres, des organisations internationales, des organisations internationales de la société civile, des personnes vivant avec le VIH et des partenaires des secteurs public et privé.

Pour davantage de renseignements, par exemple, le programme complet, des articles, des webémissions, des vidéos et la documentation réservée aux médias, nous vous invitons à consulter le site officiel de la Réunion au www.un.org/fr/ga/aidsmeeting2011/.

Renseignements:

Karine Morin, Spécialiste des communications, (514) 288-5134 poste 8425, kmorin@unicef.ca