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Blessés par balles, des enfants luttent pour leur survie en République centrafricaine

par Kent Page

Tandis que l’insécurité dans la capitale de la République centrafricaine continue de menacer la vie d’enfants, l’UNICEF contribue à apporter une protection et à fournir des traitements médicaux pour les plus jeunes victimes de la violence.

BANGUI, République centrafricaine – Samedi matin, je suis arrivé tôt à Bangui, en République centrafricaine, en tant que membre de l’équipe d’intervention d’urgence de l’UNICEF. Alors que l’avion se dirigeait vers l’aérogare, nous pouvions apercevoir le grand terrain où 100 000 personnes avaient érigé un camp de fortune après avoir fui les combats qui prenaient place à Bangui et dans les environs.

Quelques heures plus tard, lorsque nous avons visité le seul hôpital pour enfants du pays, nous avons compris que toutes ces personnes avaient eu raison de fuir.

Par exemple, lors du dernier jour de l’année 2013, un jeune garçon âgé de onze ans, Bruno *, a été atteint d’une balle à la tête par les hommes qui attaquaient sa maison et qui ne trouvaient pas son père. Une radiographie montre clairement que la balle est allée se loger dans le côté gauche de son crâne.

La balle a été extraite de son crâne par un médecin à l’hôpital pédiatrique soutenu par l’UNICEF, et la blessure de Bruno est maintenant enroulée bien serrée sous un bandage blanc.

Ce brave garçon se rétablit à l’hôpital, mais sa mère est inquiète, car il est légèrement paralysé d’un côté et est incapable de tenir sa radiographie avec sa main droite.

Photo: Un garçon à l’hôpital pédiatrique soutenu par l’UNICEF, à Bangui, tient la radiographie montrant la balle qui était logée dans son crâne.

Bruno is just one of several children injured in recent violence who are being cared for at the hospital, explains Dr. Simplice Kanago. In the room next door, a 3-year-old boy's arm is wrapped thickly with bandages. He was shot in the arm in a retaliation shooting. And in the next room, a 14-year-old boy is recovering from a bullet wound in his leg.

 « Bruno n’est qu’un enfant parmi tant d’autres qui ont été blessés en raison de la récente violence, et qui reçoivent des soins à l’hôpital », explique le Dr Simplice Kanago. Dans la chambre d’à côté se trouve un garçon âgé de trois ans dont le bras est enroulé serré dans des bandages. Il a reçu une balle lors d’une vengeance qui a pris la forme d’une fusillade. Et dans l’autre chambre, un garçon âgé de 14 ans se remet d’une blessure par balle à la jambe.

Ce qui est encore plus choquant que la douleur et la souffrance psychologique qu’endurent ces enfants, c’est que plusieurs d’entre eux semblent avoir été délibérément pris comme cible, bien que d’autres enfants se trouvent à l’hôpital en raison de blessures causées par des balles perdues.

L’UNICEF fournit des trousses médicales, assure un approvisionnement nutritionnel et un soutien en soins de santé d’urgence à l’hôpital pédiatrique. L’organisme a contribué au financement de l’expansion du centre de nutrition, ce qui est très important, car le conflit n’a pas seulement engendré des blessures par balle, par machette ou par des grenades aux enfants, mais il a aussi eu des conséquences sur leur état nutritionnel.

Photo: Une mère et son jeune enfant dorment dans un lit du centre de nutrition soutenu par l’UNICEF qui est situé dans le seul hôpital pédiatrique de la République centrafricaine.

Selon le Dr Kanago, qui dort à l’hôpital depuis trois semaines en raison de l’insécurité qui règne, le nombre de cas d’enfants traités à l’hôpital pour malnutrition a triplé. Près de 125 enfants sévèrement dénutris reçoivent actuellement un soutien nutritionnel essentiel à leur survie grâce à l’aide de l’UNICEF, et de l’organisation non gouvernementale Action Contre la Faim (ACF).

La nuit avant mon arrivée, au moins trois personnes avaient été tuées et beaucoup plus avaient été blessées à Bangui. Un grand nombre de maisons ont été saccagées et pillées, incluant le domicile d’au moins un membre du personnel de l’UNICEF. L’insécurité et la violence continuent de déplacer les familles et de perturber leurs activités économiques dans la ville.

Heureusement, les enfants dénutris à l’hôpital peuvent bénéficier des traitements gratuitement.

Contribuez à soutenir le travail de l’UNICEF visant à protéger les enfants lors de situations d’urgence en effectuant un don ici.

*Le nom a été changé

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