Skip to main content
UNICEF Canada Close

Aidez-nous à sauver des vies en vous inscrivant

L’abonnement à notre infolettre signifie bien plus qu’une simple inscription à une autre liste d’envois de courriels. En vous y abonnant, vous contribuez à la lutte pour la survie de l’enfant. Vous ferez partie d’un effort mondial visant à protéger les enfants, en toutes circonstances.

Close

Recherche

J’aimerais faire un don :

L'histoire d'Aden : l'odyssée d'un enfant pour sa survie, de la Somalie au Kenya

Par Chris Tidey

DADAAB, Kenya, 14 septembre 2011 - Voici six semaines, un père désespérément inquiet amenait son enfant de trois ans au centre de stabilisation nutritionnelle du camp de réfugiés de Hagadera, à Dadaab, au nord-est du Kenya. Comme de nombreux enfants arrivant dans cet établissement appuyé par l'UNICEF, le petit garçon était au bord de la mort : souffrant de malnutrition, déshydraté et atteint d'infections respiratoires.

L'odyssée d'Aden jusqu'à Hagadera avait été pénible. Accompagné de ses parents et de ses frères et soeurs, il avait marché depuis la Somalie pendant 25 jours. Durant ce long périple, sa mère avait péri, affaiblie par la faim et la maladie. 

Timothy Wachira est l'infirmier, spécialisé dans la nutrition, qui a admis Aden au centre de stabilisation, géré par le Comité international de secours (IRC). « Il était émacié. Il était très déshydraté et se plaignait de vomissements, de diarrhée et de toux », se souvient Timothy Wachira.

La veillée d'un père au chevet de son enfant

Le pronostic était incertain mais le père d'Aden, Abdile Mohammed, n'a pas quitté le chevet de son fils. Il est resté au centre de stabilisation pendant quatre semaines tandis que le personnel médical et les nutritionnistes s'occupaient de soigner l'enfant. Jour après jour, ils lui faisaient prendre des antibiotiques, du lait thérapeutique et de la nourriture, la plus grande partie provenant des approvisionnements médicaux et alimentaires fournis par l'UNICEF.   

Abdile Mohammed se souvient que cela a été une période longue et pénible. « C'était très difficile, dit-il, j'étais seul jour et nuit. Je n'avais même pas de vêtements pour le couvrir ».

Après un mois de traitement, l'état d'Aden s'est amélioré. En fait, son rétablissement a été une telle réussite qu'il a pu quitter le centre. Sa famille a installé un nouveau foyer au milieu des tentes et des abris qui hébergent dans le secteur des milliers d'autres réfugiés somaliens. 

La vie reste difficile mais Abdile Mohammed est reconnaissant de la survie de son fils. Les photos d'Aden prises lors de ses premiers jours au centre de stabilisation montrent un garçon bien différent de l'enfant actuel souriant qui tourne en courant autour de son père, ne s'écartant jamais bien loin de l'homme qui lui a donné la volonté de survivre.

Des milliers d'enfants souffrant de malnutrition

Le périple qu'ont entamé Aden et d'innombrables autres enfants a été long et dangereux, alors que le sud et le centre de la Somalie sont ravagés par la sécheresse, l'insécurité et la famine.

Beaucoup des enfants qui réussissent à arriver dans les camps de réfugiés des environs de Dadaab souffrent de malnutrition ; l'UNICEF et ses partenaires estiment qu'environ 16 000 enfants se trouvant dans les camps ont besoin d'une aide nutritionnelle. Les flambées de maladies - dont la rougeole et la diarrhée - sont un autre danger grave. 

Pourtant, chaque jour, le flot de réfugiés grossit dans les camps.

Au cours du seul dernier mois, face à cet afflux continuel, l'UNICEF a fourni du lait thérapeutique et de la nourriture à plus de 5000 enfants comme Aden dans les centres de stabilisation de Dadaab. Pour réaliser cela, l'institution collabore avec l'IRC, l'organisme allemand pour le développement GIZ ainsi qu'avec d'autres partenaires. L'UNICEF a aussi appuyé les efforts de vaccination contre la rougeole et la pneumonie et il collabore avec d'autres organismes pour l'éducation en matière d'hygiène.

 Malgré les difficultés auxquelles ils sont confrontés, le père d'Aden garde espoir pour ses enfants, l'espoir que bientôt ils iront à l'école et que peut-être un jour ils pourront le soutenir comme il les a soutenus.