Lettre ouverte au futur premier ministre de l’Ontario | UNICEF Canada : Pour chaque enfant Skip to main content

UNICEF Canada a demandé aux jeunes de l’Ontario ce qui était important pour eux lors des élections provinciales qui auront lieu cette année. Voici la réponse de Lena, une jeune fille de 17 ans :

Nous – la prochaine génération – voulons être entendus. En tant que jeune, je vous écris pour vous exposer ma vision pour cette province.

En tant qu’étudiante terminant actuellement la dernière année de mes études secondaires, je comprends l’importance de l’éducation pour permettre aux jeunes de se bâtir un avenir prometteur. Je crois que chacun devrait avoir le droit d’avoir accès à un système d’éducation de haute qualité, et que les écoles devraient fournir aux étudiantes et étudiants du matériel pédagogique de qualité favorisant leur apprentissage. Qu’il s’agisse de fournir aux écoles de meilleures ressources ou d’engager plus d’enseignantes et d’enseignants pour réduire le nombre d’élèves par classe, une meilleure expérience scolaire peut se traduire par des petits changements qui ont de grandes retombées.

Plusieurs organisations, comme Breakfast for Learning, aident les étudiantes et étudiants à aller à l’école et à promouvoir des activités parascolaires afin qu’ils puissent s’impliquer dans une communauté fraternelle et positive. Pour ce qui est de l’avenir, il est essentiel de continuer de financer les programmes estivaux comme SHAD, qui aide les étudiantes et étudiants à développer une vision d’avenir et une confiance à l’égard de leurs aspirations postsecondaires en matière d’éducation. Un Régime d’aide financière aux étudiantes et étudiants de l’Ontario (RAFEO) bonifié pour les études postsecondaires peut ouvrir de nombreuses portes à un groupe diversifié d’étudiantes et d’étudiants, faisant ainsi en sorte que l’université soit une réelle possibilité pour tous.

llywelyn-nys-70910.jpg

Je crois qu’il faut également mettre davantage l’accent sur la santé mentale. Malgré la hausse du taux de suicide et les statistiques inquiétantes concernant la santé mentale des étudiantes et étudiants en Ontario, les services en matière de santé mentale demeurent limités pour un trop grand nombre de jeunes. Ayant moi-même lutté contre d’importants problèmes de santé mentale, les mots ne suffisent pas pour décrire le besoin crucial de réduction des listes d’attente, d’augmentation du nombre de programmes de traitement à l’échelle de la province, et de l’accroissement des services financés par la province, comme les suivis psychologiques. L’instauration de meilleurs services en matière de santé mentale permettra aux jeunes de se sentir soutenus et entendus, et une meilleure accessibilité aux services aidera à créer une approche plus axée sur les interventions en amont pour le traitement des problèmes de santé mentale.

Pour améliorer le bien-être psychologique des jeunes, nous devons leur fournir les outils et les ressources dont ils ont besoin pour réussir avant qu’il ne soit trop tard. Cela signifie que le modèle actuel en matière de santé mentale – où le traitement et l’admission des patients sont fondés sur la gravité de la maladie – ne suffira plus. Pour traiter adéquatement les problèmes de santé mentale, des services de qualité doivent non seulement être offerts dans la communauté, mais également dans les écoles.

Enfin, il est essentiel d’aborder la question de l’environnement. Si la génération future est encouragée à déployer tous les efforts pour réussir, elle doit tout d’abord pouvoir le faire sur une planète en santé. Vous êtes le futur premier ministre de l’Ontario, et c’est pourquoi je vous encourage à investir dans l’énergie verte et à tenir compte des effets de la pollution. Le Canada compte parmi les pays dont l’empreinte énergétique est la plus élevée par habitant à l’échelle mondiale, il n’y a donc aucune raison de retarder le virage du pays vers des politiques plus respectueuses de l’environnement. Les programmes comme les systèmes de plafonnement et d’échange des droits d’émission de gaz à effet de serre, de taxation des émissions de carbone et d’étiquetage environnemental ne sont peut-être pas faciles à mettre en œuvre, mais ils sont nécessaires pour opérer un changement.

josh-rose-158801.jpg

Je vous encourage également à établir un dialogue avec les jeunes qui pourraient avoir des opinions différentes, à prendre le temps d’écouter les jeunes qui ne seraient autrement pas entendus et à établir un lien significatif avec la prochaine génération d’électeurs et d’électrices. Nous n’avons peut-être pas des emplois de calibre mondial et nous ne sommes peut-être pas célèbres, mais nous devons être entendus. Bien que je vous demande d’envisager d’investir dans l’éducation, la santé mentale et l’environnement, je vous mets également au défi de rester ouvert et disposé à prendre en compte les besoins de chacun. Il est encore temps d’écouter les jeunes. Il est encore temps de réaliser des changements significatifs.