A girl smiles as she poses for a photo in a classroom.

Au Zimbabwe, trop de filles grandissent en sachant exactement ce qui est hors de portée.

Les débouchés dans les domaines des sciences, de la technologie, de l’ingénierie et des mathématiques (STIM) demeurent peu nombreux, en particulier pour les adolescentes. Les normes persistantes en matière de genre, le manque de fournitures scolaires de base et les salles de classe mal équipées pour soutenir les filles dans ces domaines créent des obstacles difficilement surmontables. Les chiffres sont éloquents. Seulement 19 % des filles obtiennent un diplôme dans le domaine des STIM, comparativement à 39 % des garçons. Elles sont encore moins nombreuses à poursuivre des carrières en STIM.

Grâce au soutien de personnes issues de tout le Canada, l’UNICEF s’efforce de remédier à cette réalité au Zimbabwe. Nous avons formé des enseignantes en STIM à recourir à des méthodes d’enseignement qui répondent aux besoins propres aux filles et éliminent les préjugés, créant ainsi des salles de classe plus accueillantes et plus inclusives. Nous avons également organisé des foires consacrées aux STIM, proposé des séances présentant des modèles à émuler et lancé des clubs scolaires et des programmes de sensibilisation communautaires, le tout dans un seul but : créer des espaces permettant aux filles de s’épanouir en STIM et de façonner leur avenir comme elles l’entendent.

L’une de ces filles s’appelle Princess.

À seulement 14 ans, Princess a déjà surmonté des défis que la plupart des adultes ne connaîtront jamais. À la suite du divorce de ses parents, elle est passée d’un membre de sa famille à l’autre, ce qui a souvent interrompu son éducation. La perte de son oncle, victime de la violence des armes à feu, l’a profondément ébranlée.

Elle rêvait autrefois de devenir armurière, non pas parce qu’elle aimait la science, mais parce qu’elle ne voyait aucun autre moyen de se réapproprier son pouvoir. « J’étais en colère et blessée, se souvient-elle. Je croyais que si je pouvais fabriquer mes propres armes, j’obtiendrais justice pour mon oncle et pour moi ». 

C’est alors que se présenta une nouvelle occasion, celle de rejoindre le club STIM de son école, soutenu par l’UNICEF.

Princess y a découvert un endroit où elle pouvait laisser libre cours à sa curiosité et sa créativité et se faire entendre. Son groupe a construit une tondeuse à gazon écologique et l’a présentée à la foire STIM, où des élèves de différentes écoles exposaient leurs innovations. C’était la première fois que Princess percevait la science comme une voie vers l’avant, et non vers l’arrière.

« La foire STIM m’a ouvert les yeux sur un avenir au-delà de la colère, dit-elle. Je veux maintenant devenir géologue. »

Aujourd’hui, Princess rêve plus grand. Et elle n’est pas la seule.

Cette expérience a rapidement porté ses fruits. Des filles qui, auparavant, étaient assises au fond de la classe, peu sûres d’elles, lèvent maintenant la main. Elles rêvent de devenir ingénieures, médecins ou scientifiques. Elles envisagent un avenir plein de possibilités.

Plus important encore, Princess a trouvé la paix. Elle a préféré l’éducation à la vengeance. Aujourd’hui, elle encadre d’autres jeunes filles qui ont perdu un être cher et les encourage à se tourner vers l’avenir, et non vers le passé.

« Si vous cherchez à vous venger, vous risquez de finir en prison. Et ainsi ruiner l’avenir qui vous était destiné. »

Voilà le type de transformation qui devient possible lorsque les filles reçoivent les outils dont elles ont besoin pour réussir, c’est-à-dire des manuels scolaires, des sacs à dos, de l’eau potable, des produits d’hygiène menstruelle, des espaces sûrs pour apprendre et des mentors inspirants qui croient en elles.

Sevaun Palvetzian, présidente et cheffe de la direction d’UNICEF Canada, a pu constater cette influence de première main en assistant à une foire STIM :

« Les filles ont réalisé des démonstrations physiques à l’aide de trousses scientifiques et des exposés projetés à partir d’ordinateurs portables, en faisant preuve d’une grande maîtrise des techniques de présentation pour exprimer leurs idées novatrices. Elles étaient encadrées par des enseignants formés aux STIM, comptant principalement des femmes, dont le rôle consiste à motiver et à guider leurs étudiantes afin de les inciter à s’orienter vers les STIM et de leur montrer en quoi ces compétences leur permettront de réussir à l’avenir ».

Lorsque vous choisissez de soutenir l’éducation des filles grâce à un Cadeau de survie, vous contribuez à libérer le potentiel de jeunes esprits comme celui de Princess.

De vrais cadeaux aux retombées réelles.

Les possibilités constituent le point de départ d’un avenir plus radieux, et cet avenir commence dès maintenant.