Les enfants migrants aux États-Unis et au Mexique : que dois-je savoir? | UNICEF Canada : Pour chaque enfant Skip to main content

La bouleversante photo de la jeune Valeria, âgée de deux ans, et de son père Oscar, des migrants salvadoriens qui se sont noyés en traversant le Rio Grande dans le but de se rendre aux États-Unis, a mis en lumière les difficultés auxquelles font face les enfants migrants et réfugiés.

Depuis la mi-janvier 2019, des milliers d'enfants ont traversé la frontière du Guatemala au Mexique. Le périple est long et peut s’avérer très dangereux, surtout pour les enfants voyageant seuls.

Voici ce qu’il faut savoir sur le travail de l’UNICEF visant à s’attaquer aux causes de la crise des migrants en Amérique centrale et à protéger les enfants, à la fois pendant leurs déplacements et dans leur pays d’origine.

UN0278766.jpg
Maria, âgée de 17 ans, attend un visa humanitaire mexicain avec son fils âgé d’un an à un refuge soutenu par l’UNICEF pour les jeunes filles migrantes non accompagnées. Maria vient du Honduras et affirme vouloir se rendre en Amérique afin de pouvoir bâtir sa vie. [© UNICEF/UN0278766/Bindra]

1) Régler les causes à la source des problèmes dans les pays d’origine

Afin d’aider les enfants et les jeunes défavorisés à sortir du cycle de la pauvreté en Amérique centrale et au Mexique, l’UNICEF et ses partenaires appuient les autorités gouvernementales et les prestataires de services en étendant l’accès aux services de base, dont l’éducation et les soins de santé.

De plus, l’UNICEF procure un soutien technique aux gouvernements afin d’améliorer la portée et l’efficacité des programmes de transferts d’argent. Ces mesures visent à réduire la pauvreté et à fournir aux enfants et aux femmes un accès à des services sans lesquels ils seraient forcés à migrer.

L’UNICEF, en collaboration avec ses partenaires, procure également un soutien psychosocial et d’autres mesures d’assistance aux enfants et à leur famille dont la vie est bouleversée par les activités des bandes criminelles et d’autres sortes de violence. Cette aide prend la forme, entre autres, de numéros de téléphone d’urgence et de refuges où les familles peuvent être protégées de la violence.

UN0278790.jpg
Manuel Mendoza lève sa fille Angie dans les airs, à Tecun Uman, au Guatemala. La famille Mendoza, originaire du Honduras, attend ses visas humanitaires pour le Mexique. « Nous voulons de meilleures possibilités pour nos enfants. Nous nous battons pour nos petits et leur avenir. » [© UNICEF/UN0278790/Bindra]

2) Protéger les enfants migrants pendant leur périple

Au Guatemala et au Mexique, l’UNICEF travaille à renforcer la protection des enfants migrants et des réfugiés, notamment ceux qui sont appréhendés ou détenus pendant leur traversée. Des techniques d’entrevues adaptées aux enfants ont été créées à l’intention des agents consulaires. Elles leur permettent d’identifier les besoins de protection d’un enfant et de lui fournir des informations sur ses droits et les options qui s’offrent à lui. L’UNICEF vérifie également que les services consulaires sont en mesure de fournir du soutien psychosocial.

L’UNICEF procure des outils et de la formation en matière d’aide psychosociale de première ligne à prodiguer aux enfants dans les refuges situés le long des trajets de migration. Cette aide comprend du matériel adapté aux enfants sur les manières de prévenir certains risques, et permet de comprendre à qui s’adresser pour obtenir de l’aide.

UN0271785.jpg
Un espace de l’UNICEF qui est réservé aux enfants, à Tijuana, au Mexique, est ici photographié. Dans ces espaces, l’UNICEF et ses partenaires ont déployé des mesures de protection des enfants contre la violence, l’exploitation et les abus. [© UNICEF/UN0271785/Kelly]

3) Approches alternatives à la détention des enfants

À la lumière des risques engendrés par la détention d’enfants migrants et séparés de leur famille, l’UNICEF et ses partenaires mettent en œuvre un éventail d’approches alternatives à la détention et à la séparation des familles; des approches qui respectent l’intérêt supérieur de l’enfant.

Au Mexique, l’UNICEF développe des modèles de soins alternatifs pour prévenir la détention d’enfants migrants. Dans l’État de Tabasco, l’UNICEF participe à l’implantation d’un refuge « portes ouvertes » pour enfants migrants et réfugiés. Dans cette installation communautaire de services résidentiels, les enfants reçoivent un soutien psychosocial approprié, ont accès à des programmes d’éducation et de santé, en plus de recevoir de l’information et de l’aide juridique.

« Les enfants ne devraient pas se trouver dans un environnement qui n’est pas sécuritaire et qui peut leur causer un stress considérable, en plus d’avoir des conséquences négatives sur leur santé et leur développement. » - Henrietta Fore, directrice générale de l’UNICEF

UN0278778.jpg
Teck Palewi, un bénévole de l’UNICEF, joue avec des enfants à l’établissement St-Augustine pour réfugiés et demandeurs d’asile, à Tapachula, au Mexique. [© UNICEF/UN0278778/Bindra]

4) La réintégration après la déportation

Afin de répondre aux nombreux défis que représente la réintégration pour les enfants migrants et leur famille qui ont été déportés et renvoyés en Amérique centrale et au Mexique, l’UNICEF déploie un éventail de programmes axés sur leur sécurité, leur santé et leur bien-être.

Au Honduras, l’UNICEF a créé un modèle de soutien psychosocial basé sur une approche entre pairs. Ce modèle, en voie d’être implanté dans 21 municipalités, aide les enfants migrants à mieux surmonter leurs traumatismes et à trouver la motivation et la force nécessaires pour traverser leur processus de réintégration.

À travers le nord de l’Amérique centrale et du Mexique, l’UNICEF procure une orientation psychosociale aux enfants et aux familles qui ont subi de la violence, de l’exploitation et des abus à différentes étapes de leur périple migratoire, et à leur retour. Compte tenu de l’ampleur des enjeux et du nombre extrêmement faible de conseillers formés dans la région, ces efforts nécessitent beaucoup plus de ressources, particulièrement pour venir en aide aux enfants migrants déportés.

UN0278797.jpg
Une mère lave son enfant en attendant son visa humanitaire à la frontière entre le Mexique et le Guatemala, à Ciudad Hidalgo, au Mexique. [© UNICEF/UN0278797/Bindra]

5) Comment puis-je aider?

Un enfant est avant tout un enfant, et a besoin d’être protégé.

Pour répondre aux besoins des enfants déracinés, il faut un engagement sérieux, des solutions et des ressources. Vous pouvez contribuer à apporter un soutien essentiel aux enfants dans la région. En faisant un don à UNICEF Canada, vous aidez l’UNICEF à poursuivre son travail en Amérique centrale et à la frontière entre le Mexique et les États-Unis, afin de garantir que les enfants bénéficient de services essentiels.

Nous devons agir MAINTENANT afin de protéger les enfants.