RÉPERCUSSIONS DE LA COVID-19 SUR LES ENFANTS AU CANADA : STRATÉGIES D’ATTÉNUATION À COURT, MOYEN ET LONG TERME | UNICEF Canada : Pour chaque enfant Skip to main content
Mis en ligne : 2020/04/17

La pandémie de COVID-19 a des répercussions sans précédent sur la vie des enfants et des jeunes. Nombreux sont ceux qui pensent que comme les enfants sont moins susceptibles de présenter des symptômes graves de la COVID-19, ils sont moins touchés par cette crise. 

En fait, les enfants sont concernés par les répercussions que cette maladie pourrait avoir sur la santé de leurs proches et par les craintes qu’elle suscite. Cependant, pour la plupart des enfants, ce sont les mesures de contrôle et la crise socio-économique qui en résultera qui les toucheront le plus. La fermeture des écoles, l’impossibilité de participer à des activités récréatives, la séparation ou le confinement des familles, le bouleversement des habitudes quotidiennes, et la perte de revenu familial sont tous des facteurs influençant leur santé physique et mentale, leur éducation, leur développement, leur protection, leurs jeux et leur unité familiale ainsi que la sécurité du revenu des jeunes et des familles. En bref, cela va à l’encontre d’une enfance heureuse à bien des égards. 

UNICEF Canada est particulièrement préoccupé par les graves conséquences que cette crise pourrait avoir sur les enfants les plus vulnérables, car ces derniers sont plus à risque d’abandonner leurs études, de s’enfoncer plus profondément dans la pauvreté, d’être victimes de privations, d’éprouver un niveau malsain de stress de manière prolongée et d’être privés du soutien et de la protection dont ils ont besoin. C’est la génération qui subira le contrecoup le plus important de la crise dans le temps, car la pandémie fait planer une ombre immense. Le développement de cette génération est perturbé aujourd’hui, mais cela aura un effet sur le long terme. 

Lorsque le Canada a été frappé par la pandémie de COVID-19, les conditions de vie des enfants dans le pays n’étaient pas optimales. Selon UNICEF Canada :
•    un enfant ou jeune sur cinq vit dans la pauvreté;
•    un Canadien sur dix n’a pas une connexion Internet suffisante pour maintenir des liens avec ses amis et pour assurer la poursuite de ses études; moins d’enfants ont accès à Internet dans les foyers où la connexion doit être partagée avec d’autres membres de la famille;
•    un enfant sur quatre va au lit ou se rend à l’école le ventre vide parce qu’il n’y a pas assez de nourriture à la maison;
•    un enfant sur quatre est victime de mauvais traitements à la maison;
•    un enfant sur quatre présente des symptômes de dépression;
•    un enfant sur trois ne possède pas les compétences de base en lecture et en mathématiques à l’âge de 15 ans.

Dans quelle mesure la situation s’améliorera pour eux ou se dégradera davantage dépend entièrement de ce que nous ferons dans l’immédiat. Leur avenir, c’est aujourd’hui. Le Canada a besoin d’une stratégie en trois volets pour atténuer les répercussions de la pandémie sur les enfants et les jeunes et favoriser un rétablissement permettant d’améliorer leur sort. Une réponse optimale à la COVID-19 permettra de trouver le juste équilibre entre les multiples risques et tiendra compte des diverses facettes des répercussions sur les enfants :

•    Certains pays, comme l’Écosse, procèdent à une évaluation des répercussions sur les droits de l’enfant pour encadrer la réponse à la crise. Cette approche vise à faire en sorte que les enfants soient pris en compte dans les décisions, ce qui a pour effet d’atténuer les répercussions négatives que les décisions pourraient avoir sur eux. Cette évaluation doit être appliquée à chaque étape d’une crise, soit de son commencement à sa résolution, et doit inclure les points de vue des jeunes de façon à mieux comprendre leur expérience et leurs besoins pour pouvoir les intégrer à la solution. 

•    La modélisation et les données doivent cibler la nature et l’ampleur des répercussions sur les jeunes, y compris les points de vue directs des jeunes en temps réel grâce à des mécanismes comme U-Report Canada. 

1.    ALLÉGER LE FARDEAU DE LA CRISE
L’évaluation rapide des répercussions sur les droits de l’enfant réalisée par UNICEF Canada a permis de formuler des recommandations pour tous les paliers de gouvernement afin de s’assurer que les enfants soient protégés contre le coronavirus et les conséquences des mesures de contrôle. Bon nombre de ces recommandations sont en cours de mise en œuvre, et UNICEF Canada collabore avec ses partenaires pour leur fournir des directives et assurer un soutien continu au fur et à mesure que la situation évolue, y compris des mesures spéciales pour les enfants dans le cadre des services de protection de l’enfance.

2.    FAIRE PREUVE D’OUVERTURE
Il est temps de mettre en place de nouvelles mesures d’atténuation de la crise fondées sur l’ouverture. Les dernières recherches sur la COVID-19 révèlent que des efforts d’atténuation d’intensité variable, pour éviter toute aggravation de la crise, seront probablement nécessaires jusqu’en 2021. Ce sera une période marquante pour nous tous, mais plus particulièrement pour les enfants et les jeunes. Ils ne peuvent pas attendre des mois ou des années avant de retourner à l’école, de reprendre leurs activités physiques ou d’interagir avec leurs amis et les membres de leur famille. Nous recommandons donc, de toute urgence, l’adaptation des stratégies en matière de distanciation sociale et de confinement pour atténuer les effets négatifs de la pandémie sur les enfants. Même si la création d’un contexte d’ajustement optimal dépendra des circonstances, il sera important de veiller constamment à rééquilibrer les mesures mises en place afin de favoriser le rétablissement et le développement des services à l’intention des enfants, à savoir en mettant particulièrement l’accent sur l’accès équitable aux services. Ces services devraient comprendre des espaces informels sûrs permettant aux jeunes d’avoir accès à du soutien, à des activités récréatives, à des soins de santé et à de l’aide en matière d’éducation, de nutrition, de santé mentale et de services psychosociaux, y compris pour les personnes handicapées. Pour assurer la continuité des services, les décideurs politiques devront profiter de l’occasion pour protéger les enfants contre la violence, les mauvais traitements ou l’exploitation, et classer ces services comme des services essentiels, tout en intégrant des mesures de protection de la santé.

3.    SE REMETTRE POUR MIEUX GRANDIR
Le nombre d’enfants qui se remettront de la pandémie, rapidement et bien, dépendra de la réponse actuelle à la crise et du moment où le gouvernement décidera de mettre en œuvre des mesures qui placeront les enfants et les jeunes au premier plan. Il sera également nécessaire de veiller à ce que la mise en œuvre de mesures spéciales ne nuise pas au bien-être et au rétablissement des jeunes. La situation des enfants et des jeunes au Canada n’était pas optimale avant la pandémie, ce qui a affaibli leur résilience face à la crise. L’avenir des enfants et des jeunes au Canada doit être meilleur. Pour ce faire, on doit investir davantage dans leur bien-être et s’assurer de maintenir les conditions nécessaires; on doit aussi réduire les inégalités entre eux et faire en sorte qu’ils soient en mesure d’aspirer à un avenir meilleur.
 

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