Une crise nutritionnelle se profile à l’horizon alors que plus de 39 milliards de repas scolaires ont été supprimés depuis le début de la pandémie – UNICEF et PAM | UNICEF Canada : Pour chaque enfant Skip to main content
Mis en ligne : 2021/01/28

NEW YORK / ROME, le 28 janvier 2021 – Plus de 39 milliards de repas scolaires ont été supprimés partout dans le monde depuis le début de la pandémie de COVID-19 en raison des fermetures d’écoles, selon un nouveau rapport publié aujourd’hui par le Centre de recherche Innocenti de l’UNICEF et le Programme alimentaire mondial (PAM).

D’après ce rapport, intitulé COVID-19: Missing More Than a Classroom (COVID-19 : Les enfants privés de bien plus que leur salle de classe), 370 millions d’enfants dans le monde entier – dont beaucoup dépendent des repas scolaires pour se nourrir chaque jour – ont été privés de 40 % de leurs repas scolaires, en moyenne, depuis que les restrictions liées à la COVID-19 ont provoqué la fermeture des écoles.

« Bien que les données indiquent clairement que les établissements scolaires ne sont pas les principaux foyers d’infection de COVID-19, des millions d’enfants dans le monde ont leur école fermée », déplore Henrietta Fore, Directrice générale de l’UNICEF. « Les enfants qui reçoivent leur seul repas quotidien à l’école ne sont pas seulement privés d’éducation, ils sont aussi privés d’une source alimentaire essentielle. Alors que nous luttons contre la pandémie de COVID-19 et que nous attendons la distribution des vaccins, la réouverture des écoles doit être une priorité et nous devons faire le nécessaire pour qu’elles soient le plus sûres possible, notamment en continuant d’investir dans les mesures de prévention des infections qui ont fait leur preuve, telles que l’accès à de l’eau potable et à du savon dans les écoles du monde entier. »

Selon les estimations les plus récentes, 24 millions d’élèves risquent d’abandonner l’école en raison de la pandémie – une situation qui menace les progrès enregistrés en matière de scolarisation au cours des dernières décennies. Or, les programmes d’alimentation scolaire peuvent inciter les enfants les plus vulnérables à retourner à l’école.

« Supprimer les repas scolaires nutritifs, c’est mettre en péril l’avenir de millions d’enfants parmi les plus pauvres du monde. Nous risquons de perdre une génération tout entière », indique David Beasey, Directeur exécutif du PAM. « Nous devons aider les gouvernements à rouvrir les écoles en toute sécurité et à recommencer à nourrir ces enfants. Nombreux sont ceux qui ne mangent rien de la journée à part le repas nourrissant qu’ils reçoivent à l’école. »

La fourniture de services essentiels de nutrition, comme les programmes d’alimentation scolaire, l’apport en micronutriments et les programmes de promotion de la nutrition dans les pays à revenu faible et intermédiaire, ainsi que les programmes de gestion de la malnutrition sévère chez les enfants, a enregistré un recul global de 30 % depuis le début de la pandémie. Dans certains pays, durant les confinements nationaux, tous les programmes d’alimentation scolaire ont été annulés.

Nous disposons de peu de données mondiales sur l’incidence globale des fermetures d’écoles sur la nutrition des enfants. Cependant, l’analyse des études menées au niveau nationale, des connaissances dont nous disposons sur les effets des crises précédentes sur la sécurité alimentaire et la nutrition, et des carences nutritionnelles existantes chez les enfants et les adolescents en âge d’être scolarisés suscite une vive inquiétude, selon le rapport.

Les données d’enquêtes effectuées avant la pandémie dans 28 pays montrent qu’avant l’apparition de la COVID-19, près de 50 % des enfants âgés de 13 à 17 ans disaient ne pas manger à leur faim. Selon d’autres données émanant de 17 pays, jusqu’à deux tiers des adolescents âgés de 15 à 19 ans présentaient une insuffisance pondérale dans certains pays. Et plus de la moitié des adolescentes en Asie du Sud souffraient d’anémie.

Les régions les plus durement touchées durant la flambée du virus Ebola de 2014 en Afrique de l’Ouest ont connu une augmentation de l’insécurité alimentaire dans ces pays ayant déjà un fort taux de malnutrition. Cette même tendance a déjà été observée dans de nombreux pays depuis le début de la pandémie de COVID-19, notamment en Afrique subsaharienne et en Asie du Sud.

Les repas scolaires sont non seulement essentiels pour la nutrition, la croissance et le bon développement des enfants, mais ils représentent aussi une forte incitation à renvoyer les enfants à l’école une fois les restrictions levées, en particulier les filles et les enfants des communautés les plus pauvres et les plus marginalisées. Plus les enfants sont déscolarisés longtemps, plus les risques de décrochage scolaire sont élevés. Les filles sont en plus exposées au risque d’être victimes de rapports sexuels monnayés sous contrainte ou de mariage précoce.

Le PAM a aidé les gouvernements à adapter leur programme de repas scolaires durant la fermeture des écoles. Selon le rapport, plus de 70 pays ont mis en place des rations à emporter à la maison, des transferts en espèces ou des bons alimentaires, ce qui constitue une solution provisoire primordiale pour des millions d’enfants. Au cours des 9 premiers mois de l’année 2020, plus de 13 millions d’élèves ont bénéficié d’un soutien du PAM en milieu scolaire, contre 17,3 millions l’année précédente.

Depuis le début de la pandémie, l’UNICEF aide les gouvernements nationaux à maintenir les programmes nutritionnels pour les enfants et les adolescents en âge d’être scolarisés. En 2020, près de 25 millions d’enfants et d’adolescents en âge d’aller à l’école ont bénéficié de programmes de prévention de l’anémie. Adaptés au contexte, la plupart de ces programmes comprenaient également des services d’éducation et de conseils en matière de nutrition, de supplémentation en fer et autres micronutriments essentiels et de traitement vermifuge, à titre préventif.

L’UNICEF et le PAM exhortent les gouvernements à accorder la priorité à la réouverture des écoles et à veiller à répondre aux besoins sanitaires, alimentaires et nutritionnels des enfants grâce à des programmes d’alimentation scolaire complets et de grande qualité.

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Note aux rédactions :

Le Centre de recherche Innocenti est l’institut de recherche de l’UNICEF. Il explore des sujets d’actualité afin d’orienter les programmes mondiaux en matière de recherche et de politiques en faveur de tous les enfants. Pour plus d’informations, visitez : www.unicef-irc.org.

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