Comment parler des vaccins contre la COVID-19 à nos parents et amis | UNICEF Canada : Pour chaque enfant Skip to main content

Les vaccins sauvent de 2 à 3 millions de vies chaque année et figurent parmi les plus importantes avancées de la science moderne.

Le développement de vaccins sûrs et efficaces contre la COVID-19 est un immense pas en avant dans nos efforts à l’échelle mondiale pour mettre un terme à la pandémie.

C’est une nouvelle encourageante, mais il reste que certaines personnes sont sceptiques ou hésitantes face aux vaccins contre la COVID-19. Vous connaissez probablement quelqu’un qui fait partie de cette catégorie et elle se retrouve peut-être parmi votre groupe d’amis ou les membres de votre famille.

Si vous ne savez pas comment aborder le sujet des vaccins avec les personnes de votre entourage qui sont sceptiques face aux vaccins, vous n’êtes pas seul. Nous avons parlé au docteur Saad Omer, directeur du Yale Institute for Global Health, à propos des choses à faire et à ne pas faire, si vous devez prendre part à ces conversations difficiles.

Tout ce que vous devez savoir sur les vaccins contre la COVID-19 au Canada >>

Comprendre leurs valeurs

Même si vous vous sentez exaspéré, il est important de faire preuve d’empathie. « Montrez-leur que vous les écoutez », conseille le docteur Omer. Essayer de comprendre leur sentiment profond. Par exemple, s’ils en ont assez des confinements, ou s’ils s’ennuient de certaines fêtes ou activités, mettez-vous d’accord avec eux sur le fait que les célébrations et les événements habituels pourront de nouveau reprendre une fois que nous aurons tous été vaccinés. 

Le docteur Omer suggère aussi de parler de la COVID-19 et de ses effets dévastateurs. Si vous parlez uniquement des vaccins, « ce n’est pas une image globale et vous aurez moins de chance de réussir », explique-t-il. Lorsque la discussion est ramenée à la COVID-19, l’accent est mis sur les concessions que nous avons tous été obligés de faire, par exemple de nous distancier physiquement de nos êtres chers et de manquer nos activités quotidiennes normales.

Ne pas interrompre

Assurez-vous de ne pas couper la parole, parler en même temps ou corriger vos êtres chers. Écoutez la personne à qui vous parlez et mettez-vous à son niveau. « Vous ne devriez pas être d’accord avec de la fausse information, mais faire preuve d’empathie et continuer le processus, plutôt que de mettre fin à votre relation ou à la conversation », déclare le docteur Omer.

Aider les gens à sentir responsables

À l’heure actuelle, bien des gens ont peur. La pandémie a complètement transformé nos vies. Le docteur Omer vous suggère de communiquer un message de responsabilisation à vos proches : vous pouvez faire quelque chose contre la maladie. Rappelez-leur qu’ils peuvent prendre le contrôle de leur propre santé tout en aidant à protéger les autres membres de leur famille et de leur collectivité en choisissant de se faire vacciner. « [Ils] peuvent faire quelque chose à ce propos. Ces vaccins fonctionnent. »

Ne pas se concentrer sur la désinformation

« Prenez garde de ne pas corriger une fausse information trop directement », dit le docteur Omer. Votre conversation ne devrait pas se centrer entièrement ou presque sur une fausse idée ou théorie en particulier, parce qu’il s’ensuivra toujours d’autres informations et théories erronées. Souligner la désinformation peut aussi avoir l’effet contraire et rendre la mauvaise information encore plus mémorable que les faits. Mais parfois, il est impossible d’éviter une discussion à propos d’une fausse information. Si vous vous retrouvez dans cette position, le docteur Omer vous suggère l’approche suivante : fait, avertissement, faux raisonnement, fait. En voici le fonctionnement :

  • Commencez avec le fait : les vaccins contre la COVID-19 sont extrêmement sécuritaires et efficaces.
  • Éclaircissez la désinformation qui suivra : « Il y a de la fausse information à propos de ______ ».
  • Mentionnez le faux raisonnement (le mythe) que vous soulevez.
  • Terminez avec le fait. Montrez pourquoi ce qu’ils ont entendu ou lu est inexact.

La chose la plus importante est de « remplacer la désinformation par une information exacte », explique le docteur Omer.

Présumer qu’ils vont se faire vacciner

Offrez simplement à votre ami ou membre de votre famille de l’aider à prendre un rendez-vous ou de l’accompagner pour se faire vacciner. Cette méthode s’appelle la communication par présomption. « L’approche, qui consiste à annoncer ou à présumer, s’est avérée efficace en clinique et fonctionnera certainement dans une communication personnelle », dit le docteur Omer. On ne met pas de côté l’autonomie de la personne, mais nous établissons plutôt un défaut du langage verbal.

Ne pas se décourager

Convaincre quelqu’un qui s’oppose aux vaccins est un long processus. « Mais c’est extrêmement difficile », dit le docteur Omer. Rappelez-vous que pour les personnes qui sont fortement opposées aux vaccins en général, il est peu probable qu’elles changeront d’avis après une seule conversation. La chose importante? « Maintenez le contact avec elles ».


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