Une adolescente sur trois vivant dans un ménage comptant parmi les plus pauvres n’a jamais été à l’école, affirme l’UNICEF | UNICEF Canada : Pour chaque enfant Skip to main content
Mis en ligne : 2020/01/20

Alors que les dirigeants du monde entier se réunissent dans le cadre du Forum économique mondial, l’UNICEF exhorte les décideurs politiques à s’attaquer aux disparités extrêmes dans les dépenses publiques consacrées à l’éducation

Toronto, le 20 janvier 2020 – Près d’une adolescente sur trois vivant dans un ménage comptant parmi les plus pauvres du monde n’a jamais été à l’école, révèle l’UNICEF dans un nouveau document publié aujourd’hui en marge de la réunion des ministres de l’Éducation à l’occasion du Forum mondial de l’éducation qui se tient à Londres et de la réunion annuelle des dirigeants mondiaux dans le cadre du Forum économique mondial à Davos.

La pauvreté, la discrimination sexospécifique, les handicaps, l’origine ethnique, la langue d’enseignement, la distance physique des écoles et le mauvais état des infrastructures sont des obstacles qui continuent d’empêcher les enfants les plus démunis d’avoir accès à une éducation de qualité. L’exclusion à chaque étape du parcours scolaire perpétue la pauvreté et est l’une des principales causes de la crise mondiale en matière d’éducation.

« Parmi les facteurs contribuant à une enfance saine, la capacité d’apprendre et d’aller à l’école arrive en tête de liste. L’école est un endroit où les enfants peuvent rêver et avoir espoir en l’avenir, et où ils peuvent grandir et de devenir des adultes épanouis », explique David Morley, président et chef de la direction d’UNICEF Canada. « Investir dans l’éducation de tous les enfants, en particulier les filles, est une façon de leur donner les outils et la détermination nécessaires pour construire une vie meilleure pour eux-mêmes, leur famille et leur communauté. Les études révèlent que chaque année d’enseignement secondaire contribue à faire croître de 18 % les revenus futurs d’une jeune fille.

Le document intitulé Addressing the learning crisis : an urgent need to better finance education for the poorest children met en lumière les disparités majeures dans la répartition des dépenses publiques consacrées à l’éducation dans la majorité des pays. Un financement limité et inégalement réparti se traduit par des classes surchargées, des enseignants mal formés, un manque de matériel éducatif et des infrastructures scolaires inadaptées. Cela a à son tour une incidence négative sur la fréquentation, la scolarisation et l’apprentissage.

« Les pays du monde entier laissent tomber les enfants les plus pauvres et, ce faisant, se laissent eux-mêmes tomber », affirme la directrice générale de l’UNICEF Henrietta Fore. « Tant que les dépenses publiques d’éducation seront disproportionnellement orientées vers les enfants des ménages les plus riches, les plus pauvres n’auront que peu d’espoir d’échapper à la pauvreté, d’acquérir les compétences dont ils ont besoin pour être compétitifs, de réussir dans le monde d’aujourd’hui, et de contribuer à l’économie de leur pays. »

Examinant 42 pays pour lesquels des données sont disponibles, le document constate que les fonds alloués à l’éducation des enfants provenant de la tranche de 20 % des ménages les plus riches sont presque deux fois plus élevés que les fonds consacrés à l’éducation des enfants vivant dans la tranche des 20 % des ménages les plus pauvres.

Dix pays d’Afrique sont responsables des plus grandes disparités dans les dépenses d’éducation, avec quatre fois plus de fonds alloués aux enfants les plus riches qu’aux plus pauvres. En Guinée et en République centrafricaine, des pays où les taux d’enfants non scolarisés sont parmi les plus élevés du monde, les enfants les plus riches bénéficient respectivement de neuf et six fois plus de fonds publics pour l’éducation que les enfants les plus pauvres.

La Barbade, le Danemark, l’Irlande, la Norvège et la Suède sont les seuls pays inclus dans l’analyse qui répartissent équitablement le financement de l’éducation entre les quintiles les plus riches et les plus pauvres.

Le document note que le manque de ressources disponibles pour les enfants les plus pauvres exacerbe une crise d’apprentissage paralysante, car les écoles ne parviennent pas à offrir une éducation de qualité à leurs élèves. Selon la Banque mondiale, plus de la moitié des enfants vivant dans les pays à faible revenu et à revenu intermédiaire ne peuvent pas lire ou comprendre une histoire simple à la fin de l’école primaire.

Le document énonce des lignes directrices claires à l’intention des gouvernements : 

  1. Dans le cadre de l’allocation des ressources nationales, les fonds doivent être distribués de manière à ce que les enfants comptant parmi les 20 % des ménages les plus pauvres bénéficient d’au moins 20 % du financement de l’éducation. 
  2. Donner la priorité au financement public des niveaux d’éducation inférieurs – où les enfants des ménages les plus pauvres sont le plus représentés – et augmenter progressivement les allocations aux niveaux supérieurs lorsque la couverture est proche de l’universel aux niveaux inférieurs.
  3. Garantir au moins une année d’enseignement préprimaire universelle à chaque enfant. L’éducation préprimaire est le fondement sur lequel repose chaque étape de la scolarisation. Les enfants qui terminent l’enseignement préprimaire apprennent mieux et ont plus de chances de rester à l’école et de contribuer davantage à leur économie et à leur société lorsqu’ils atteignent l’âge adulte. L’affectation d’au moins 10 % des budgets nationaux à l’éducation contribuera à la réalisation de l’accès universel à l’éducation.  

« Nous arrivons à une étape cruciale : si nous investissons intelligemment et équitablement dans l’éducation des enfants, nous avons la meilleure chance possible de sortir les enfants de la pauvreté en leur fournissant les outils dont ils ont besoin pour saisir les occasions et en créer de nouvelles pour eux-mêmes », explique Mme Fore.

Notes aux rédacteurs et rédactrices en chef :

  • Le point de données sur les adolescentes des ménages les plus pauvres vise les filles de 10 à 19 ans du quintile le plus pauvre qui n’ont jamais été à l’école.
  • Le point de données sur les dix pays d’Afrique qui présentent les plus grandes disparités dans les dépenses publiques consacrées à l’éducation se rapporte à la Guinée, à la République centrafricaine, au Sénégal, au Cameroun, au Bénin, au Niger, au Rwanda, au Ghana, au Togo et à la Tunisie.

Le contenu multimédia peut être téléchargé ici.

Pour obtenir de plus amples renseignements ou pour organiser des entrevues, veuillez communiquer avec : Steven Theobald, UNICEF Canada, au 647-273-247, ou stheobald@unicef.ca

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