Yémen : campagne de vaccination de l’UNICEF pour lutter contre une épidémie de choléra | UNICEF Canada : Pour chaque enfant Skip to main content

Aperçu de l’épidémie de choléra qui a frappé le Yémen en 2018

Au Yémen, plus de 306 000 personnes, dont plus de 160 000 enfants âgés de moins de 15 ans, ont été vaccinées contre le choléra dans le cadre d’une campagne conjointe de l’OMS et de l’UNICEF. Ces nombres devraient être revus à la hausse une fois que les rapports sur les derniers jours de la campagne arriveront. La campagne de vaccination de six jours, menée par 3 000 travailleuses et travailleurs de la santé dans trois districts de Hudaydah et d’Ibb, a été rendue possible grâce à une interruption des combats, connue sous le nom de « journées de tranquillité ». Cette interruption des combats a été acceptée par les parties prenant part au conflit.

Yémen : les statistiques concernant le choléra sont alarmantes

Depuis le mois d’avril 2017, le nombre de décès attribuables au choléra a atteint des sommets. Il y a eu dans le pays plus de 1,2 million de cas présumés de choléra et 2 515 décès associés; c’est l’une des pires épidémies de l’histoire récente. La vaccination est essentielle pour prévenir la propagation du choléra, en particulier chez les enfants.

Carte des régions touchées par le choléra au Yémen

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Aidez les enfants au Yémen dès aujourd’hui

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[© UNICEF/UN0240866/Foa’ad]

« Le succès de cette campagne de vaccination montre ce que nous pouvons réaliser collectivement pour les enfants et les familles au Yémen lorsque les combats cessent et lorsqu’on donne un accès à l’aide humanitaire. Seule une résolution politique globale du conflit peut garantir le bien-être à long terme des enfants dans le pays », explique Henrietta Fore, la directrice générale de l’UNICEF.

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[© UNICEF/UN0240852/Saeed]

Avant la fin de l’année, encore plus de personnes devront être vaccinées contre le choléra, et des millions d’autres enfants devront être vaccinés contre la poliomyélite, la rougeole, la pneumonie et d’autres maladies évitables.

3 raisons pour lesquelles la vaccination contre le choléra n’est pas une tâche facile

1. L’effondrement du système de santé

Au Yémen, la vaccination est une question de vie ou de mort pour des millions de personnes, en particulier pour les enfants. Le système national de santé ne tient qu’à un fil : la plupart des travailleuses et des travailleurs de la santé n’ont pas été payés depuis deux ans; l’équipement médical se fait rare; et les attaques contre les infrastructures essentielles ou à proximité de celles-ci, comme les points d’eau et les établissements de santé, continuent d’être une réalité quotidienne.

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[© UNICEF/UN0240856/Saeed]

2. Le manque d’eau potable

Les services de traitement de l’eau et des eaux usées risquent de s’effondrer en raison de la flambée des prix de l’essence, ce qui signifie qu’un grand nombre de ces enfants et de ces familles peuvent aussi ne pas avoir accès à de l’eau potable et à des services d’assainissement. Cette situation pourrait à son tour entraîner des épidémies, dont de nouveaux cas de choléra, et une augmentation des cas de malnutrition, deux facteurs qui, combinés à l’insécurité alimentaire, augmentent le risque de famine.

3. Le conflit au Yémen

Ces conditions déjà dévastatrices en elles-mêmes sont aggravées par la situation à Hudaydah, où la violence met la vie des enfants en danger et entrave la chaîne d’approvisionnement essentielle en carburant et l’aide humanitaire qui soutient 28 millions de Yéménites.

« Le conflit au Yémen dure depuis plus de trois ans et a transformé le pays en enfer pour la population, mais surtout pour les enfants. Onze millions d’enfants, soit près de 80 % de la population du pays âgée de moins de 18 ans, ont besoin d’une aide humanitaire d’urgence. Au Yémen, les enfants sont considérablement exposés au risque de malnutrition sévère aiguë et au risque de contracter des maladies. Selon les estimations, 1,8 million d’enfants sont gravement dénutris, dont près de 400 000 souffrent de malnutrition sévère aiguë. Ces enfants luttent pour survivre », explique le Dr Sherin Varkey, le représentant adjoint de l’UNICEF au Yémen.

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[© UNICEF/UN0252093/Abdulbaki]

Aidez l’UNICEF à continuer de vacciner les enfants contre le choléra au Yémen

L’UNICEF continue d’exhorter les parties au conflit et les personnes qui ont une influence sur elles de respecter leurs obligations légales de mettre fin aux attaques contre des infrastructures civiles, y compris contre le port de Hudaydah, et de garantir un accès sûr, inconditionnel et durable à tous les enfants dans le besoin au Yémen.

Ne laissez pas les enfants qui vivent au Yémen mourir de maladies évitables.


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